Cadeaux fiscaux : ça tousse chez les socialistes

le , mis à jour à 09:31
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Cadeaux fiscaux : ça tousse chez les socialistes
Cadeaux fiscaux : ça tousse chez les socialistes

Depuis le début du quinquennat, c'est sur la politique fiscale -- devenue le terreau des frondeurs -- que les socialistes se sont le plus violemment affrontés. Il est peu probable que la série de gestes fiscaux annoncée vendredi permette de clore ce chapitre. Au contraire. La prochaine réunion du groupe PS, en début de semaine prochaine à l'Assemblée, pourrait être mouvementée.

 

Tout en dénonçant l'« électoralisme fiscal » du dernier budget du quinquennat, la socialiste Aurélie Filippetti (membre de la commission des Finances) pointe du doigt le crédit d'impôts « pour les retraités aisés ».

 

Souvent critique, la députée des Hautes-Alpes, Karine Berger, a un jugement plus mesuré. La baisse de 1 Md€ de l'impôt sur le revenu en 2017 s'inscrit selon elle dans un mouvement positif. « Je rencontre de plus en plus de Français, de gauche ou de droite, qui me disent que leurs impôts ont déjà baissé en 2016, relève-t-elle. Cette nouvelle baisse va dans le sens souhaité d'un peu plus de redistribution. » Mais un point lui reste en travers de la gorge : l'alignement, d'ici à 2020, de la fiscalité des grandes entreprises sur celle, bientôt allégée (elle passera de 33,3 % à 28 %), des PME. « En France, du fait du CICE (NDLR : crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi), ce qu'on collecte grâce à l'impôt sur les sociétés finit par être très faible par rapport au PIB, dénonce-t-elle. On a déjà donné 40 Mds€ aux entreprises, ponctionnés sur les ménages. Aller au-delà pour les grandes entreprises ne me paraît pas indispensable. »

 

«Un signal aux entreprises»

 

Mais cette mesure a aussi ses partisans. « La fiscalité française sur les entreprises n'était pas en phase avec celle de nos principaux partenaires et concurrents », argumente le député PS de Paris Christophe Caresche. « En fixant une trajectoire fiscale d'ici à 2020, nous adressons un signal aux ...

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