Caddie de nouveau en redressement judiciaire

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CADDIE DE NOUVEAU PLACÉ EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
CADDIE DE NOUVEAU PLACÉ EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE

STRASBOURG (Reuters) - Le fabricant de chariots de supermarchés Caddie a été placé mercredi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris, deux ans après sa reprise par le groupe Altia, associé à la Banque publique d'investissement (Bpifrance), a-t-on appris de source syndicale.

La BPI a accepté de soutenir l'entreprise alsacienne durant les trois mois de la période d'observation en apportant quelque trois millions d'euros qui permettront de payer les salaires et de relancer la production, a-t-on précisé de même source.

Plusieurs candidats seraient sur les rangs pour reprendre cette entreprise qui emploie 400 personnes à Drusenheim et Oberhausbergen (Bas-Rhin).

"Nous sommes plutôt satisfaits du résultat. On sera financés par la BPI le temps de chercher un repreneur", a dit à Reuters Jean-Paul Ostertag, délégué syndical CFTC.

Les salariés reprochent au groupe Altia, constitué d'une succession de reprises d'entreprises en difficulté, de n'avoir pas tenu ses promesses d'investissement vis-à-vis de Caddie.

Le passif de l'entreprise atteindrait de 5 à 12 millions d'euros selon les analyses, pour un chiffre d'affaires qui ne dépassait pas 17 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année, a indiqué à Reuters Pascal Acker, délégué CGT.

La BPI, qui détient 20% d'Altia, était intervenue fin mai pour payer les salaires et avait promis d'apporter cinq millions d'euros à Altia, dont une partie devait servir au renflouement de Caddie.

Elle a préféré passer d'abord par le dépôt de bilan.

Michel Rességuier, nouveau directeur général d'Altia nommé à la demande de la Banque publique s'étonnait, dans une interview publiée le 21 juin par les Dernières Nouvelles d'Alsace, que Caddie ne gagne pas d'argent.

"Elle a remporté beaucoup de marchés, mais en vendant à perte. Oui, le carnet de commandes est plein, mais plein de déficits", disait-il.

Si l'administrateur judiciaire a promis qu'aucun licenciement ne serait prononcé durant la période d'observation, selon les syndicats, les dernières expertises faisaient état d'un sureffectif de 200 personnes dans l'entreprise.

(Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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