Cachons ces statues qu'Hassan Rohani ne saurait voir

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Au musée du Capitole à Rome le 26 janvier 2016.
Au musée du Capitole à Rome le 26 janvier 2016.

Les autorités italiennes ont emballé dans des caisses, lundi 25 janvier, des statues antiques du musée du Capitole dont la nudité de marbre pouvait choquer le regard du président iranien.

Des contrats signés avec des entreprises italiennes pour un montant estimé à 17 milliards d’euros, une rencontre de 40 minutes avec le pape François et une belle polémique. De la visite de 48 heures à Rome du président iranien Hassan Rohani, on se souviendra aussi de l’initiative prise par les autorités italiennes d’emballer dans des caisses des statues antiques du musée du Capitole dont la nudité de marbre pouvait choquer le regard de leur hôte. C’est dans ce cadre, en effet, que le premier ministre, Matteo Renzi, a accueilli M. Rohani et sa délégation, lundi 25 janvier, pour un dîner, servi rigoureusement sans vin.

L’opposition accuse le chef du gouvernement d’avoir signé la « reddition » des valeurs du pays, de « renier sa culture » ou « de porter atteinte à l’art comme valeur universelle ». Art, culture, identité : des mots chers à M. Renzi qui entend en faire un rempart contre le terrorisme. Ce dernier est coutumier du fait. En 2015, il avait essuyé les mêmes critiques lorsqu’il avait fait recouvrir d’un drap des tableaux de nus à la mairie de Florence lors d’une visite du prince héritier des Emirats arabes unis.

En revanche, la visite de M. Rohani au Vatican, mardi, s’est déroulée dans l’harmonie. Selon le Saint-Siège, elle a permis de « relever l’important rôle que l’Iran est appelé à jouer, avec d’autres pays de la région pour promouvoir des solutions politiques et lutter contre le terrorisme et le trafic d’armes ». « Priez pour moi », a demandé, en farsi, M. Roha...

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