CAC40: une hausse à mettre intégralement au crédit de Yellen

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(CercleFinance.com) - L'effet Yellen s'avère littéralement euphorisant avec une envolée de +2% du CAC40 qui renoue avec les 4.455Pts: le marché qui ne semblait savoir ou aller depuis le 11 mars dernier affiche soudain sa plus forte hausse intraday depuis fin février.

En fait, tous les mois calendaires s'achèvent comme par hasard au plus haut depuis octobre dernier.

Quand ce n'est pas grâce aux bonnes (ou aux très mauvaises) statistiques, ou grâce au pétrole (comme fin février), c'est grâce aux banques centrales, les meilleures amies des marchés.

'Janet Yellen a tenu un discours prudent en conditionnant la poursuite de la normalisation de la politique monétaire américaine à une stabilisation des économies émergentes, du dollar, des matières premières et à une progression de l'inflation...', rappelle Barclays Bourse.

'Autrement dit, le relèvement des taux directeurs américains sera très graduel, ce qui devrait exclure le risque d'une forte tension sur l'obligataire américain', ajoute la société de gestion.

Barclays Bourse note toutefois que si les indices actions repartent à la hausse depuis mardi, les volumes restent très faibles et les catalyseurs à très court terme manquent pour valider une tendance précise.

Aucune réaction à l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé qui a dénombré +200.000 créations de postes alors que le consensus tablait sur... 200.000.

C'est de bon augure à 48H du rapport officiel du Département du Travail (NFP).

Les investisseurs prendront aussi connaissance, plus tard cet après-midi, d'une estimation préliminaire de l'inflation en Allemagne et des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis.

Du côté des valeurs, les produits et matériaux de base sont plébiscités avec Lafarge +6%, Technip +5,4%, Saint Gobain +4%, Schneider +4,6%.

Société Générale (+2%) et BNP Paribas (+1,7%) grimpent avec le soutien d'UBS qui initie des couvertures sur les deux banques à 'achat'.

Seul Airbus (-0,05%) s'inscrit en retrait sur le CAC40, le constructeur aéronautique figurant comme souvent parmi les grands perdants de l'appréciation de l'euro, à 1,133 dollar.

Hors CAC40, Alstom s'adjuge 3,9% après la présentation de ses objectifs d'ici 2020, à savoir un chiffre d'affaires en croissance organique de 5% par an, ainsi qu'une marge d'exploitation ajustée d'environ 7%.

Les investisseurs sanctionnent les résultats annuels dévoilés par l'équipementier pour le traitement du courrier Neopost (inchangé) puis ceux du groupe de prise en charge de la dépendance Orpea (-1%).


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