CAC40: teste 4390, sauve 4.440, volumes inférieurs à 3MdsE.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 en termine au plus haut du jour (-1,15% à 4.440Pts): alors certes, il subsiste un 'gap de rupture' par rapport à vendredi mais le CAC40 retrouve juste ses niveaux du jeudi 1er septembre, à l'issue d'une séance volatile mais où les volumes s'avèrent inférieurs à 3MdsE.

Le CAC40 préserve facilement le support des 4.400/4.390 (sérieusement menacé en milieu de matinée) et l'Euro-Stoxx50 (-1,3%) en termine bien au-dessus des 3.000 (3.012,8 contre 2.990 vers 14H30) et s'éloigne de la zone rouge.

C'est Wall Street qui rassure avec une progression moyenne de +0,6% contre un repli initial de -0,3% (après -2,4% vendredi) et le Nasdaq se détache avec +0,8% (contre -2,5% vendredi).

Pas de chiffres à se mettre sous la dent ce lundi mais les marchés ont digéré sans aigreur une déclaration de Denis Lockhart (membre de la FED) qui n'était pourtant pas de nature à ramener la sérénité sur les marchés obligataires.

Mais entre temps, un autre membre de la FED -Neel Kashkari- a déclaré que l'inflation -bloquée autour de +1,6%/an- était loin de constituer un danger imminent.

Denis Lockhart défend l'opinion inverse: selon lui 'les dernières données disponibles dans sa région (Atlanta) confortent le rebond du marché de l'emploi et la trajectoire de l'inflation qui va vraisemblablement se rapprocher de l'objectif des 2% de la Fed en 2017'.

Vendredi à New York avait connu un pic de stress suite aux déclarations de 2 autres membres de la FED (Eric Rosengren de Boston, Dan Tarullo) plaidant également pour une hausse de taux jeudi prochain(le 21/09).

Les investisseurs se posent également beaucoup de questions à propos de la santé d'Hillary Clinton, 'au moment où la campagne présidentielle américaine atteint un point critique'.

'Le coup d'arrêt à la progression des marchés financiers outre atlantique et le manque de catalyseur en ce début de semaine en Europe devraient maintenir l'indice CAC 40 bien en-deçà de sa résistance long terme de 4500 points', estime un gérant de Barclays Bourse.

Selon lui, 'seul l'agenda économique de cette fin de semaine et de la semaine prochaine, ainsi qu'une légère détente sur les taux Euro et US seront à même de redonner éventuellement une énergie acheteuse auprès des investisseurs'.

'Dans l'attente de ces éléments moteurs et d'une volatilité accrue la prudence reste de mise sur une grande partie des places financières', conclut le professionnel des marchés.

Aucune donnée n'est attendue ce lundi, mais les jours à venir verront notamment les publications de l'indice ZEW en Allemagne, des chiffres de l'inflation dans plusieurs pays européens et la réunion de politique monétaire de la banque d'Angleterre.

La tension sur les taux longs se poursuit avec des OAT qui affichent 0,275% de rendement (contre 0,14% mercredi dernier) et des Bunds à +0,045% (contre -0,15% mercredi).

Aux Etats-Unis, les statistiques seront particulièrement nombreuses jeudi avec entre autres les ventes de détail, la production industrielle et l'indice Empire State, avant l'inflation vendredi.

Côté valeurs, les valeurs à 'fort béta' (volatiles) sont particulièrement éprouvées avec des replis de -2% sur Peugeot et Michelin puis les parapétrolières (-3,5% sur CGG et -3% sur Vallourec), ainsi que les valeurs financières avec un repli moyen de -2,2% (et -2,8% sur AXA).

Sanofi ne cède que 0,9% malgré une note négative d'un broker. Le N°1 Français annone par ailleurs la création d'Onduo, une co-entreprise avec Verily Life Sciences, une filiale d'Alphabet, née de leur collaboration dans le diabète.

Parmi les valeurs plus modestes, CS (Communication & Systèmes) plonge de près de 13,5% (près des plus bas du jour) sanctionné pour les résultats semestriels dévoilés par le groupe de systèmes critiques.


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