CAC40: tente de préserver les 3.900, W-Street ne dévisse pas

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 a effacé 1% de pertes grâce à une correction relativement limitée des indices US à l'ouverture (le Nasdaq ne cède par exemple que -0,9%): l'indice parisien remonte d'un plancher de 3.892 (un 'plus bas' depuis l'été 2013) vers 3.936Pts, soit un repli de -3% environ et l'euro-Stoxx50 limite la casse vers -2,6%.

Dans une note diffusée ce matin, les équipes d'Oddo Meriten AM ont toutefois recommandé aux investisseurs ne pas céder à la panique.

'Nous privilégions la prudence et attendons l'annonce de bonnes nouvelles aux Etats-Unis avant de nous repositionner sur les actions européennes', indique le gestionnaire d'actifs.

Reste que les opérateurs s'attendaient à un ton beaucoup plus accommodant hier de la part de la présidente de la Fed Janet Yellen devant les parlementaires américains étant donné la forte volatilité des marchés et les fortes préoccupations générales quant à l'économie mondiale.

La patronne de la FED a maintenant l'occasion de 'corriger le tir' à l'occasion de son audition devant le Sénat américain mais Wall Street ne se montre toujours pas rassuré au sujet de la croissance US et des risques de gonflement du stock de créances douteuses, surtout liées au secteur de l'énergie.

Le pétrole qui avait inscrit hier soir un plancher de 26,50$ sur le NYMEX (et un nouveau plus bas de 26,22$ ce jeudi) tente de rebondir au-delà des 27$, mais cela reste inférieur au précédent plancher du 19 janvier dernier.

Seul indicateur notable du jour, les chiffres hebdomadaires du chômage(-16.000) se sont révélés encourageants, à défaut d'ensoleiller la tendance: 269.000 nouveaux inscrits ont ainsi été dénombrés, après 285.000 et une contre une prévision moyenne de 280.000.

Parmi les nombreuses valeurs qui ont publié leurs résultats depuis hier soir, Société Générale (-11,2%) est à la dérive, en dépit d'une forte progression (+49,3%) de son bénéfice net par du groupe en 2015 car la banque ne fixe pas d'objectifs de rentabilité pour 2016.

Elle a invoqué des contraintes réglementaires ainsi que l'incertitude qui entoure l'environnement macroéconomique mondial. Sa dégringolade ce jeudi est par ailleurs sans doute accentuée par les inquiétudes concernant Deutsche Bank et l'état de santé des grandes banques italiennes.

Sté Générale entraîne BNP Paribas (-4%), Crédit Agricole (-5,1%) et AXA (-5,8%) dans sa chute.

Total (-2,2%) limite davantage les dégâts malgré des comptes en forte baisse au quatrième trimestre et un baril de brent qui flirte à nouveau avec les 30 dollars. Le géant pétrolier français a il est vrai réussi une nouvelle fois à atténuer l'impact de la chute des cours du brut avec d'importantes réductions de coûts et la bonne tenue de sa division 'Raffinage-chimie'.

Le titre Legrand (-5,4%) est pour sa part chahuté en raison de prévisions prudentes. Le groupe de matériel électrique, dont le bénéfice net part du groupe a grimpé de 3,6% en 2015, s'est fixé pour l'année en cours un objectif d'évolution organique de ses ventes entre -2 et +2%, contre +2,3% anticipé par les analystes. La marge opérationnelle ajustée avant prise en compte des acquisitions (à périmètre 2015) est quant à elle attendue entre 18,5% et 19,5%.

Seule hausse de l'indice phare avec Nokia, Publicis (+1,7%) a de son côté fait état ce matin d'un résultat net part du groupe en forte hausse de 25,1% à 901 millions d'euros à fin 2015. Surtout, le géant publicitaire a enregistré un rebond inattendu de sa croissance organique au quatrième trimestre grâce notamment aux activités numériques et à l'Amérique du Nord, qui avait beaucoup inquiété l'année dernière. La direction se veut cependant mesurée pour 2016, envisagée par le patron Maurice Lévy comme une 'année de transition'.

Enfin, sur le SBF 120, Korian (-14%) s'écroule et demeure lanterne rouge après l'annonce d'une profitabilité 2015 moindre qu'anticipé initialement. Concrètement, le spécialiste du Bien Viellir anticipe désormais un repli de l'ordre de 100 points de base de son taux de marge d'Ebitda entre 2014 et 2015. De quoi accentuer l'impact de comptes annuels déjà relativement moroses dans l'esprit d'intervenants déjà très déstabilisés par les temps qui courent...


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