CAC40: stops achats se déchainent, contrepartie inexistante.

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(CercleFinance.com) - Et c'est parti pour une séance d'arrachage des cours à la hausse dans les règles de l'art, avec la plus forte hausse du CAC40 depuis le 8 juillet dernier (et 100% de titres en hausse): après 8 semaines de stagnation, voici le CAC40 qui s'envole de +2% à 4.528Pts (et pourquoi pas tout de suite +4% pour rattraper le temps perdu durant 2 mois ?).

Les chiffres de l'emploi sont ils bons ou mauvais, personne n'en sait rien fondamentalement mais les indices pensent à la place des opérateurs: les cours grimpent donc c'est bon... et même si ça ne l'est pas, il n'y a pas d'autre alternative que de suivre le mouvement, pour ne pas rester seul sur le quai si le TGV de la hausse était en train de prendre son grand départ.

Il n'y de toutes façons plus aucun vendeur depuis l'été 2012 pour contester une hausse des marchés décide par les banques centrales.

L'Euro-Stoxx50 se joint à l'euphorie générale avec +1,7% montre plus prudent (+0,9%) mais en profite pour se hisser au-delà des 3.045Pts (pour un gain hebdo de +1,2%).

Mais assez curieusement, c'est une hausse 3 fois plus forte que sur le 'S&P' (+0,5%) ou le Dow Jones, pourtant les 1ers indices concernés par les 'bons' chiffres US.

Les opérateurs semblent saluer le soudain éloignement du risque de hausse par la FED fin septembre mais John Hatzius de Goldman affirme au contraire que la probabilité d'un resserrement monétaire en septembre est supérieure à 55%.

Loin des 180.000 à 220.000 créations d'emplois attendues, l'économie américaine n'en a créé que 151.000... et le taux de chômage se redresse comme prévu de +0,1% à 4,9%.

L'autre chiffre US du jour passe un peu inaperçu mais s'avère plus plaisant: le déficit commercial américain se contracte de -11,6% à -39,5Mds$, avec une hausse des exportations voisine de +1,5%.

Enfin, les commandes à l'industrie rebondissent de +1,9% en juillet après -1,8% en juin (contre +2% anticipé).

L'effet emploi l'emporte sur l'effet commerce extérieur et l'euro reste stable à 1,1185, tandis que le baril de WTI reprend 1,5% vers 44,2$.

Le prochain rendez-vous, c'est le FOMC de la BCE jeudi prochain, une nouvelle bonne raison de se montrer attentiste une fois re-testé le zénith estival des 4.530Pts ?

Enfin, à propos des valeurs, Accor engrange 3,75% à la faveur d'un relèvement de recommandation de Barclays Capital, les défensives Danone (+3,3%) et Veolia (+4,6%) dominent le CAC40.

Au sein du SBF120, la dégradation des comptes semestriels de Bolloré vaut au groupe de signer la plus mauvaise performance du SBF 120. Le titre recule de 3,4%, devançant ST-Micro avec -2,8% puis Ingenico (-5,5% en raison de l'important - et préoccupant - profit warning de son concurrent Verifone, qui table à présent sur un chiffre d'affaires annuel inférieur à celui généré lors de l'exercice écoulé).

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  • syjo il y a 3 mois

    il n'y a plus de vendeurs ? ils achètent donc à qui ??

  • zunski il y a 3 mois

    Beau résumé et belle analyse . A++++