CAC40: semble relié à une hausse du pétrole peu explicable.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 reste au contact des 4.300Pts: vendredi, il semblait que les relais manquaient pour permettre de se maintenir au-dessus des 4.200.

Alors que les mauvaises nouvelles 'macro' se multiplient ce lundi, le CAC40 s'attaque aux 4.300Pts (après 7 heures d'oscillations -façon camisole algorithmique- au sein d'un corridor 4.285/4.303... histoire de bien asphyxier les vendeurs qui ont les 'fondamentaux' de leur côté).

Tous les chiffres d'activité du jour (ISM, PMI) sont mauvais, pires que prévus, plus observés depuis 4 ans, voir depuis septembre 2009.

Mais il règne sur les indices boursiers une ambiance de kermesse avec des écarts à la hausse (voisins de +2%) qui donnent le tournis... alors qu'avant la publication des PMI européens ou US, les indices pointaient autour de l'équilibre en préouverture.

La toile de fond macroéconomique est tellement sombre et dégradée que cela relance les spéculation sur une action musclée de la BCE (rappelons des stats exécrables publiées au Japon il y a 8 jour, saluées par une envolée de +7,15% du Nikkei).

Nous voici replongés dans le contexte dystopique des 'mauvaises nouvelles qui sont de bonnes nouvelles'.

La dernière en date concerne l'indice PMI Markit pour le secteur manufacturier américain qui recule de 52,4 en janvier 2015 à 51 en estimation 'flash' pour le mois en cours, traduisant ainsi une décélération de l'expansion du secteur à son plus faible rythme depuis octobre 2012... voire même depuis septembre 2009.

Wall Street applaudit cette contreperformance par une hausse de +1,25% (le 'S&P' surfe sur l'envolée des valeurs pétrolières) qu'il faut traduire par : 'la FED a remonté par erreur les taux mi-décembre 2015, elle n'est pas prête de récidiver avant décembre 2016... si elle ne passe pas aux taux négatifs avant' !

En Europe, les enquêtes PMI sont tout aussi négatives, voir pire encore: recul de 0,5% du PMI 'composite' en France, de -0,7% en Allemagne (PMI manufacturier en baisse de -2,1Pts à 50,2).

S'agissant de l'Eurozone, le PMI 'composite' chute à 53 contre 53,6 en janvier (soit un plus bas de 13 mois).

Le PMI manufacturier décroche de -1,2Pt vers 51, son plus bas niveau depuis décembre 2014, le sous-indice de la production chute à 51,9 contre 53,4 en janvier, au plus bas depuis novembre 2014.

Enfin, le sous-indice des 'attentes' des entreprises du secteur des 'services' (comprenez le baromètre avancé du tertiaire qui représente 2/3 du PIB européen) enregistre l'une de ses plus fortes baisses en 30 ans, à 61,6 contre 65,1.

Alors pour expliquer la hausse de Wall Street et des autres indices occidentaux, les commentateurs invoquent la hausse du pétrole de +6,5% vers 33,5$ (sur le WTI, livraison avril) qui grimpe -non pas grâce aux 'PMI'- mais grâce à l'annonce de la fermeture d'un millier de mines de charbon en Chine, ce qui dope par anticipation le secteur pétrolier et minier.

Pour résumer l'ambiance à paris, c'est le retour de l'appétit pour le risque avec Nexans +8,4%, GTT qui avance de 6,5% à la faveur d'un relèvement de Porzamparc de 'conserver' à 'renforcer'.

Sans oublier les biotechs comme Innate Pharma (+7%) ou DBV Technologies (+6,2%).

Du côté des baisses, Air France-KLM (-5,85%) subit de plein fouet l'envol du pétrole, subissant de lourdes prises de bénéfices après sa folle envolée de la semaine passée (+20%).

Au sein du CAC40, seul Publicis s'effrite de +0,6%.


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