CAC40: quelques signes de fragilité +volatilité, -0,5% hebdo

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris a réduit ses pertes à -0,94% en clôture mais termine la semaine en net repli, sur une correction de -0,5% (dans un volume de 3,5MdsE, relativement modeste vu la volatilité du jour).

L'indice a perdu jusqu'à -1,7%, revenant au contact des 4.800 alors que le CAC40 flirtait avec les 4.900 peu après l'ouverture : des 'stops' se sont déclenchés en série lors de l'enfoncement des 4.865.

Il est difficile de replier ce trou d'air à une lourde déception concernant les publications des entreprises où au constat d'une chute brutale des indices US (le Dow Jones ne cède que -0,25% et le Nasdaq -0,3% après une série de 9 à 10 hausses consécutives et 5% gagnés sans aucune consolidation en 15 jours).

Pour l'Euro-Stoxx50 qui lâche -0,9%, la semaine va s'achever sur une perte de -0,4% contre un gain de +0,3% jusque vers 11H, le palier des 3.300 étant préservé in extremis (après un test des 3.280 vers 15H).

Il y a bien quelques désillusions comme sur Vivendi mais l'ensemble des résultats est plus qu'honorable, des rachats de titres sont annoncés, etc.

'Cette année 2017 prend un ton très politique avec notamment des élections françaises très surveillées et qui suscitent de la nervosité', observe Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Du côté des indicateurs, l'indice de confiance des consommateurs du Michigan pour février a chuté vers 96,3 après 98,5 en janvier (son plus

haut niveau depuis janvier 2004).

Sur le marché des changes, l'euro (1,0580/$) finit stable après un test des 1,06/$ tandis que le baril de WTI recule de 0,8% à 54 dollars.

Enfin, s'agissant des valeurs, c'est la douche froide pour Vivendi, dont l'action décroche de 4% au lendemain de la publication de comptes annuels marqués par une nette érosion de la rentabilité.

Peugeot lâche -2,8% et Saint-Gobain -2%, après des résultats 2016 sans grand éclat, quoiqu'assez solides, assortis de prévisions prudentes. Si le groupe anticipe une nouvelle progression de son résultat d'exploitation à structure et taux de change comparable et pense pouvoir bénéficier cette année d'une amélioration progressive en France, il a néanmoins invoqué des incertitudes dans un certain nombre de pays.

Sur le SBF 120, Ingenico s'est littéralement envolé de +7% consécutivement à l'annonce de comptes annuels marqués par une progression de 6% du bénéfice net part du groupe à 244 millions d'euros, en sus d'une hausse de 3% des revenus en données publiées à 609 millions et de projections encourageantes.

A l'autre extrémité du palmarès, GTT plonge de 8,78% sur fond de prévisions 2017 prudentes et d'un carnet de commandes qui continue de se réduire et affiche désormais un plus bas depuis l'introduction en Bourse en février 2014. Vallourec lui a longtemps disputé la dernière place du classement avec jusqu'à -10% mais au final, le titre perd -7%.

CGG, dans le même secteur parapétrolier chute de -5% pour établir un nouveau record historique de faiblesse à 8,39E, ce qui ramène sa capitalisation à 185MnsE, ce qui ne représente qu'une faible de la valeur du matériel de prospection (navires + détecteurs + logiciels de traitement des données sismiques).


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