CAC40: plus forte hausse depuis le 17 février grâce à Yellen

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(CercleFinance.com) - Après 15 jours d'atermoiements, c'est le réveil en fanfare pour les indices boursiers, avec à Paris, la séance la plus 'bullish' depuis le 17 février dernier (+1,9% à 4.460).

Hier, les opérateurs n'avaient pas le goût d'acheter quoi que ce soit, avec une baisse de 7% des chiffres d'affaires anticipée pour les valeurs du 'S&P500' et un recul de -1% des profits au 1er trimestre 2016... et quelques heures plus tard, -et depuis 18H30 mardi à New York- c'est la ruée, le basculement en mode 'risk-on', et tous les motifs de prudence de la veille sont balayés.

L'effet Yellen s'avère littéralement euphorisant avec une envolée de +1,6% de l'euro-Stoxx50 qui renoue avec les 3.055Pts... avec 98% de titres en hausse !

A Wall Street, les 3 principaux indices US renouent avec des niveaux plus observés depuis la mi ou la fin décembre (le Dow Jones prend +150Pts, soit +0,85%).

Le 'S&P' (+0,75%) ou le Nasdaq (+0,95%) reviennent à 3% de leurs records absolus, alors que les profits des 3 derniers trimestres n'ont cessé de se dégrader: plus les bénéfices se contractent à Wall Street, plus les cours montent... cela tient du prodige !

En fait, tous les mois calendaires s'achèvent comme par hasard au plus haut depuis octobre dernier.

Quand ce n'est pas grâce aux bonnes (ou aux très mauvaises) statistiques, ou grâce au pétrole (comme fin février), c'est grâce aux banques centrales, les meilleures amies des marchés.

'Janet Yellen a tenu un discours prudent en conditionnant la poursuite de la normalisation de la politique monétaire américaine à une stabilisation des économies émergentes, du dollar, des matières premières et à une progression de l'inflation...', rappelle Barclays Bourse.

'Autrement dit, le relèvement des taux directeurs américains sera très graduel, ce qui devrait exclure le risque d'une forte tension sur l'obligataire américain', ajoute la société de gestion.

Barclays Bourse note toutefois que si les indices actions repartent à la hausse depuis mardi, les volumes restent très faibles et les catalyseurs à très court terme manquent pour valider une tendance précise.

Aucune réaction à l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé qui a dénombré +200.000 créations de postes alors que le consensus tablait sur... +200.000 précisément.

C'est de bon augure à 48H du rapport officiel du Département du Travail (NFP).

Pour parfaire la félicité des marchés, le pétrole rebondit de +3,5% et refranchit les 39,4$ sur le NYMEX.

Du côté des valeurs, les valeurs pétrolières, puis les produits et matériaux de base sont plébiscités avec Technip +6,4%, Lafarge +6%, Saint Gobain et Schneider +3,6%.

Société Générale (+2%) et BNP Paribas (+1,7%) grimpent avec le soutien d'UBS qui initie des couvertures sur les deux banques à 'achat'.

Seul Airbus stagne sur le CAC40, le constructeur aéronautique figurant comme souvent parmi les grands perdants de l'appréciation de l'euro, à 1,133 dollar.

Le titre AXA s'effrite de -0,15% depuis quelques secondes... sinon, le CAC était uniformément vert à 16H30.

Hors CAC40, Alstom s'adjuge modestement 1% après la présentation de ses objectifs d'ici 2020, à savoir un chiffre d'affaires en croissance organique de 5% par an, ainsi qu'une marge d'exploitation ajustée d'environ 7%.


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