CAC40: plombé par le pétrole, soutenu par rebond indices US.

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(CercleFinance.com) - Le ciel boursier s'assombrissait en fin d'après midi avec un CAC40 qui creusait ses pertes jusque vers 4.086Pts mais plus de 20Pts ont été repris au cours des 10 dernières minutes (grâce au sursaut opportun des indices US) et Paris préserve les 4.100, avec une clôture en baisse anodine de -0,1% à 4.110,7Pts.

Le biais général s'avère faiblement baissier en Europe: l'Euro-Stoxx50 corrige de -0,44% vers 2.821 (contre 2.804Pts vers 17H15 et un plus haut à 2.850 vers 10H).

C'est cependant une journée décevante puisque le CAC40 semblait bien parti ce matin pour aligner une troisième séance consécutive de hausse avec un test des 4.150Pts mais l'instabilité du pétrole et malheureusement son repli de -1,4% sous les 29$ en fin de matinée (contre 31$ ce matin) ont eu raison des velléités haussières initiales.

L'accord Qatar/Arabie Saoudite/Russie/Venezuela sur un 'gel de la production' aux niveaux de janvier est jugé très insuffisant pour résorber les excès d'offre actuels et pousser le baril vers un prix de 50$ qui arrangerait beaucoup de monde.

La réouverture de Wall Street (après un 'pont' de 3 jours) décevait également les investisseurs avec des indices US qui ont rapidement effacé la moitié de leurs gains initiaux (entre 15H30 et 17H15) les acheteurs ont depuis repris la main et le Dow Jones prend +1,1%, le 'S&P' +1,3% et le Nasdaq +1,8%.

'Les indices sont sortis de la zone de survente', commentait ce matin un professionnel de marché parisien.

Les équipes de Fidelity estiment, elles, que le vent de panique qui a soufflé la semaine dernière sur les marchés européens a créé des points d'entrée 'plus qu'intéressants'.

Concernant les indicateurs macroéconomiques du jour, l'indice Empire State de la Fed de New York de février s'avère décevant avec une timide embellie à -1,6,6 contre -19,4 et assez loin des -10 espérés.

En Europe, selon l'indice ZEW, la confiance des analystes financiers en Allemagne s'est fortement dégradée en février : le 'ZEW' a chuté de 10,2 vers +1, un niveau à comparer à une moyenne de long terme à +24,6.

Sur le front des valeurs, EDF (+9,5%) domine largement le SBF 120 à la faveur de comptes annuels meilleurs qu'attendu. L'électricien a notamment vu son Ebitda croître de 3,9% en organique à 17,6 milliards d'euros, contre au moins +3% attendus par le management, et son chiffre d'affaires augmenter de 2,2% à 75 milliards (-1,8% en organique). La production nucléaire a par ailleurs atteint son plus haut niveau depuis 2011 en France et depuis 2005 au Royaume-Uni.

Michelin (+3,35%) reste pour sa part leader de l'indice phare à la faveur de résultats 2015 en ligne, avec en particulier une amélioration de la rentabilité, et d'une hausse de 35 cents du dividende à 2,85 euros.

Le géant pneumatique table pour 2016 sur une croissance des volumes au moins en ligne avec l'évolution mondiale des marchés, sur un résultat opérationnel en croissance avant éléments non récurrents hors effet de change et sur la génération d'un cash flow libre structurel supérieur à 800 millions.

A l'horizon 2016-2020, il s'est fixé des objectifs de marge opérationnelle avant éléments non récurrents, entre 11 et 15% pour le segment tourisme camionnette, entre 9 et 13% des ventes nettes pour le segment poids lourd et entre 17 et 24% pour le segment de spécialités.

Le titre Orange (+0,1%) n'a pas conservé ses confortables gains initiaux après l'annonce d'un résultat net part du groupe multiplié par près de 3 à 2,652 milliards d'euros à fin 2015 et d'un Ebitda retraité de 12,426 milliards, soit une performance supérieure à son objectif 2015.

Enfin, du côté des baisses, Air Liquide (-4,85% à 91,8E) finit lanterne rouge du CAC40 en raison d'une progression modeste de 2% du dividende à 2,6 euros, malgré des résultats 2015 eux aussi en progression (+3,5% de croissance organique, grâce notamment au secteur de la santé, l'Ebitda ressort en hausse de 50Pts à 17,60%).

Technip cède -2,5% dans le sillage du baril de WTI et Peugeot finit stable (+0,15%) à l'issue d'une séance volatile ou le titre aura perdu jusqu'à -5% sur l'annonce d'un possible désengagement de l'état au capital.


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