CAC40: nouveau coup de tabac sur turpitudes bourse chinoise.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 tente de limiter la casse autour de -2%.

La tentative de remontée au-dessus des 4.400Pts semble échouer alors que seuls 2 titres du SBF 120 (Air France-KLM et Ubisoft) se maintiennent en territoire positif.

Ce sont néanmoins plus de 70Pts qui ont été repris sur les plus bas du jour (environ 1,5%) en moyenne en Europe (sauf à Francfort) à la faveur - selon plusieurs sources concordantes - de l'abandon du processus de 'coupe-circuit' en Chine qui aurait été 'mal calibré', le premier seuil de déclenchement à -5% engendrant en fait des ventes paniques puisque le second seuil à -7% est trop facilement atteint (et là, tout est définitivement bloqué).

'On n'est plus très loin d'un 'bear market' (marché baissier), caractérisé par une chute d'au moins 20% par rapport aux pics les plus récents', estimait ce matin un trader basé à Londres selon lequel 'la grande question est de savoir si tout cela va s'arrêter'.

'A la vitesse à laquelle les choses vont aujourd'hui, je ne serais pas surpris que le mois de janvier s'aggrave encore', a averti cet expert (janvier est déjà perdant de -7% à -8% sur l'euro-Stoxx50 qui vient de retracer ses planchers du 24 août et de fin septembre).

Le catalyseur de ce nouveau coup de tabac, c'est la dévaluation du yuan qui a connu ce jeudi sa plus forte baisse (-0,5%) depuis le mois d'août, ce qui atteste de l'inquiétude des marchés quant à l'économie chinoise, déjà fragilisée ces derniers mois et qui constitue la 'grande affaire' macroéconomique de ce début d'année.

A la surprise générale, Pékin a en outre procédé jeudi à une nouvelle dévaluation, ce qui a entraîné d'importants mouvements de vente sur les principaux marchés actions chinois, et alors que l'indice CSI 300 n'a pu coter que 14 minutes (+1Mn... soit 852 secondes en tout) aujourd'hui avant d'accuser des pertes de 7%.

L'un des corollaires de ce plongeon en est un autre : celui des cours du pétrole.

Le baril de pétrole brut américain WTI dévisse ainsi de quelque 2,7% à 33,1$, ce qui pèse sur les valeurs liées au secteur (avec des écarts de -3 à -6% sur les pétrolières cotées sur le S&P500, qui perd entre -1,3 et -1,5% et le 'VIX' qui lui est associé s'envole de +13% à 23,25... proche du seuil technique des 24).

Dans ce contexte, de surcroît alourdi par la crise diplomatique grave entre l'Arabie Saoudite et l'Iran ainsi que par l'annonce par Pyongyang d'un premier essai de bombe H (contesté par des experts US qui classifient l'essai de type 'A'), la baisse du taux de chômage de la zone euro à 10,5% en novembre dernier, soit un plus bas depuis octobre 2011, et le recul de 0,3% des ventes de détail dans la région ce même mois sont passés totalement inaperçus.

Tout comme la baisse du nombre d'inscrits hebdomadaires au chômage outre-Atlantique de 287.000 à 277.000. Précisons cependant que le consensus escomptait un retrait encore plus marqué autour de 270.000.

Dégradé par Berenberg, Saint-Gobain cède 4,8% et accuse toujours le plus fort repli de l'indice phare. Côté valeurs pétrolières, c'est la capitulation: Vallourec dévisse de 7,5% (vers 7,1E) sur le SBF 120 (le titre capitalise moins de 1MdE et à peine 20% de son CA), Maurel et Prom de -5%, Technip de -4%, Total de -3%.


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