CAC40: mauvaises stats US ignorés, valeurs pétrole ramassées

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 affiche une hausse résolue de +1,3% (à 4.480) que personne n'a vraiment vu venir... et dans des volumes qui une fois de plus, et en dépit de l'importance de l'écart ne dépassent pas 2MdsE au bout de 8 heures et 20 minutes de cotations.

Les autres places européennes affichent le même enthousiasme avec une progression moyenne de +1,4%: elle s'envolent largement au-delà de leurs niveaux d'avant les 'stats' de l'emploi américain vendredi dernier.

Le Dow Jones (+0,45%) vient de renouer avec 18.000 et le 'S&P' (+0,35% à 2.117) n'est plus qu'à 0,% de son record absolu, le Nasdaq se contente de ne pas rebaisser.

Cela semble témoigner d'une apparente déconnection des marchés par rapport à la réalité conjoncturelle puisque les indices boursiers ont réaccéléré à la hausse après publication d'une franche révision à la baisse de l'indice de productivité américain de +1% à seulement +0,6%.

Comme il reste inconvenant de laisser supposer que les indices grimpent parce qu'ils sont 'pilotés' de la sorte de façon parfaitement délibérée, les commentateurs affirment que les 'marchés' (où personne ne semble pourtant se risquer à l'achat) s'inspirent du discours de Janet Yellen à Philadelphie qui donne à penser que la Fed pourrait tenir parole et poursuivre la normalisation de sa politique monétaire fin juillet, les éléments positifs l'emportant sur des signaux parfois un peu préoccupants (comme l'emploi).

Mais la FED ne s'engage sur aucun calendrier et demeure 'data dependante': le Directeur de la recherche économique chez Naxitis AM, Philippe Waechter confirme que la lecture du discours de Janet Yellen 'ne permet pas, en effet, d'imaginer une hausse imminente du taux de référence de la Fed. Les taux d'intérêt seront plus élevés dans le futur, mais pas immédiatement'.

Le 'S&P' aligne ce mardi une 42ème séance d'une phase haussière où aucun 'pullback' égal ou supérieur à -1% ne s'est matérialisé (et aucune correction supérieure à -1,25% ne s'est produite depuis un nombre record de 84 séances).

Beaucoup de hausses ces 4 derniers mois n'avaient pas de causes très solides, cela se confirme aujourd'hui puisqu'à part un impact positif de la FED, les opérateurs citent le retour du baril de WTI au-dessus des 50$ sur le NYMEX (à 50,00$)... mais il ne grappille en fait que +0,6%.

Eurostat a publié en fin de matinée sa troisième et dernière estimation du PIB de l'eurozone au premier trimestre. Celui-ci a progressé de 0,6%, a indiqué l'office statistique de l'Union européenne (UE), lequel a en outre fait état d'une croissance ce 0,5% dans l'UE28 sur la période.

La Banque centrale d'Espagne confirme s'attendre à un ralentissement de l'économie ibérique de +3,2% en 2015 à +2,7% en 2016 et +2,3% en 2017.

Sur le front microéconomique, le titre Natixis grimpe de 3% alors que les analystes de Jefferies ont initié leur suivi de la valeur avec une recommandation 'achat'.

A contrario, Vivendi perd 1,2% alors que Barclays Capital a rétrogradé son conseil à 'sous-pondérer'.

On signalera enfin que le regain d'appétit pour le risque fait revenir les investisseurs sur des valeurs parapétrolières comme Vallourec (+9,4%), Maurel et Prom (+3,5%) ou Technip et Total (+2,8%) puis les titres du secteur automobile (Peugeot et Faurecia +3%, Renault +3,15%).

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