CAC40: la séance et Deutsche Bank 'sauvés' par une 'rumeur'.

le
0

(CercleFinance.com) - Et le miracle s'accomplit puisque Deutsche Bank repasse positif (+1,5%) sur la 'rumeur' invérifiable -mais qui tombe comme par hasard au meilleur moment- d'une minoration de l'amende encourue aux Etats Unis à 5,4Mds$ contre 14 (alors que les négociations n'en sont qu'à l'étape préliminaire avec la justice US).

Mais peu importe le prétexte, il n'était pas question de laisser la Deutsche Bank instaurer un climat 'pré-Lehman'.

La Bourse de Paris repasse positif de +0,2% (le bilan hebdo n'est plus perdant que de -0,8% contre -3% ce matin) tandis que le DAX s'envole de +1% à 10.500 après avoir testé 10.190 au plus bas (soit +3% par rapport aux plancher du jour).

A Wall Street, les indices US grimpent de +1%, ce qui efface les pertes de la veille: on joue ouvertement une résolution 'politique' du dossier Deutsche Bank dès ce weekend après le coup de semonce de jeudi soir (le gouvernement allemand va disposer de 3 jours car lundi est férié outre Rhin).

Il y avait sur les marchés depuis hier soir des rumeurs de 'bank run' de la part d'investisseurs très bien informés et très 'sophistiqués' que sont les gérants de 'hedge funds'.

Le CAC40 qui flirte désormais avec 4.450 s'était enfoncé jusque vers 4.342, perdant -100Pts par rapport à la clôture de jeudi alors que Deutsche Bank dévissait de -9%, sous le seuil des 10E au bout d'un quart d'heure de cotations.

Les 'pompiers' du marché ont été rapidement mobilisés pour endiguer la débâcle, et le cours de la Deutsche Bank s'est lentement redressé de 9,90E jusque vers 11E, avec un doublement de titres échangés en l'espace de 2 heures (il s'est déjà échangé 3,5% du capital de 'DB' ce vendredi).

Peu importe le coût de ce ramassage pour les 'sherpas' appelés à la rescousse: il est indispensable pour éviter un vent de panique et un 'bank run'.

D'après des informations de marché, une dizaine de 'hedge funds' clients de la banque allemande commenceraient à réduire leurs dépôts de garantie, un phénomène qui rappelle certains épisodes de la crise de 2008.

Le 'levier' (ratio fonds propres/encours de prêts) est supérieur à 36 contre 32 pour Lehman à la veille de sa faillite. Les encours (notionnels) de dérivés sont 10 plus importants que Lehman.

'Voilà enfin un sujet dont il faut se soucier', souligne aujourd'hui Scott J. Brown, l'économiste en chef de Raymond James

'Jusqu'où le problème des banques allemandes peut aller?', s'interroge-t-il. 'Difficile à dire, mais les craintes d'un effet boule de neige existent', ajoute-t-il.

'Comme nous l'avons constaté lors de la crise financière, plus les investisseurs retirent leurs billes, plus les banques doivent se démener pour trouver des capitaux', rappelle l'analyste.

Aux Etats Unis, les dépenses des ménage sont ressorties inchangées au mois d'août, les revenus sont en hausse de +0,2%. Le PMI de Chicago ressort en hausse à 54,2 contre 52 attendu et l'indice de confiance du Michigan est également 'mieux que prévu' (il est réévalué à 91,2 contre 89,8 en août) .

A Paris, les banques qui perdaient entre -3 et -4% ce matin reviennent à l'équilibre et la lanterne rouge du CAC est désormais Engie (-0,8%) puis Total (-1%).

Comme chaque fois que le 'momentum' redevient positif, les robots se ruent sur les valeurs automobiles et le trio Peugeot, Renault, Valéo affiche des hausses comprises entre +1,1 et +1,4%.

Côté replis, à noter les -3,2% d'Elis, victime d'un 'warning' de la part de... Deutsche bank.


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant