CAC40: la pression baissière s'accroît sur le finish, -2,2%.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 va a voir du mal à préserver les 4.360Pts, l'ex-plancher du 10 mars dernier: l'indice perd plus de 2,2% à 4.328, ce qui techniquement valide un scénario baissier.

Sur la semaine écoulée, et qui s'achève ce soir à Paris, le CAC40 cède environ -2,5%... le seul élément un peu rassurant, c'est que les volumes d'échanges restent étroits, donc pas de vague de dégagement appuyée.

Plus inquiétant, aucune valeur de l'indice phare n'évolue en territoire positif à l'exception de Bouygues (qui grappille 0,15%) et ce sont les valeurs bancaires qui affichent la pire performance sectorielle (Sté Générale décroche de -4,1%), derrière les valeurs pétrolières (un peu hors-catégorie avec un baril qui rechute de -2% vers 39,2$ sur le NYMEX).

'La tendance à court terme sur le CAC 40 est négative et fragile, avec un premier support à 4.300 points', prévenaient ce matin les analystes de Barclays Bourse, selon lesquelles 'la faiblesse actuelle des volumes illustre les doutes des investisseurs sur les perspectives économiques mondiales'.

A celles-ci s'ajoutent aussi une résurgence de craintes consécutivement aux attentats de Bruxelles, qui pourraient avoir une incidence sur l'économie réelle.

L'Euro-Stoxx50 lâche environ -1,75% (il retombe sous les 3.000Pts, vers 2.990) et sous-performe largement Wall Street qui continue de tenir bon, malgré la chute du pétrole, avec des replis contenus à -0,3% sur le Dow Jones et le S&P500, -0,2% sur le Nasdaq.

Alors que le 'WTI' se repliait en début d'après-midi de -3,3% à 38,5$ (avant de rebondir un peu), plusieurs opérateurs évoquent maintenant un retour du baril dans la zone des 35$ voire dans celle des 30$: cela condamnerait certainement de nombreux producteurs de 'shale oil' dès le mois d'avril (renégociation des lignes de crédit), notamment ceux dont les coûts d'extraction + frais financiers exigent que le pétrole se négocie au-delà des 60$/baril.

Sur le front des indicateurs, le climat des affaires s'est dégradé de -1pt de 101 vers 100 au mois de mars.

Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont reculé de 2,8% le mois dernier, après une hausse de 4,2% en janvier(chiffre révisé de +4,7%) et contre une estimation moyenne des analystes de 2,5% environ.

Le Département américain du Travail a pour sa part enregistré 265.000 nouvelles inscriptions hebdomadaires lors de la semaine close le 19 mars, soit une hausse de 6.000 par rapport à la semaine précédente (chiffre révisé de 259.000). Le consensus était en l'occurrence plus pessimiste, tablant sur une progression supérieure à 268.000.

Enfin, l'indice PMI de Markit pour le secteur américain des services s'est établi à 51 en estimation flash pour le mois de mars, à comparer à 49,7 le mois précédent, marquant ainsi un retour du secteur en zone d'expansion. L'expansion redémarre aussi au niveau de l'ensemble du secteur privé, puisque l'indice PMI composite passe de 50 en février à 51,1 en estimation flash pour mars.

Côté valeurs, les opérateurs se délestent des secteurs pétrolier et parapétrolier parmi lesquelles Vallourec, à nouveau lanterne rouge du SBF 120 et qui décroche de 7,7% à 5,54E, puis Maurel & Prom (-4,1%) qui pâtit également d'une perturbation de sa production au Gabon, son pays clef, en raison de travaux sur un oléoduc dont la fin est cependant envisagée ce mois-ci.

Au sein du CAC40, c'est Pernod Ricard qui talonne Sté Générale avec -4%, Schneider et Peugeot lâchent de -3,25, Valéo -3,5%.

Le titre Korian (-2% après +1,7%), lui, connaît une séance agitée après résultats 2015 'moins bons qu'anticipés', de l'aveu de sa directrice générale en place depuis janvier, Sophie Boissard, ce qui se traduit notamment par un recul du bénéfice net.


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