CAC40: la BCE offre un très fructueux Noël aux marchés.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 aligne une 4ème hausse d'affilée mais avec +0,9% à 4.735Pts, notre indice phare sous performe l'ensemble des places européennes (+1,4% en moyenne).

Pour résumer, la BCE n'a pas déçu et la fête continue: c'est même mieux que noël -qui ne dure que le temps d'un réveillon- puisque le 'QE' de la BCE devient éternel.

Sur cette annonce qui écarte toute anticipation de réduction des injections monétaires dans un avenir prévisible, et pas avant 2018, le CAC40 a bondi de +1,2%, se hissant au contact des 4.750... avant de recéder un peu de terrain ce soir.

Mais même avec +0,87%, le gain hebdo avoisine désormais +3,8% et le CAC40 vient de reprend +230Pts en ligne droite, sans la moindre consolidation, rien que grâce aux 'fuites' puis à la confirmation de ces 'fuites' selon lesquelles la BCE allait exaucer tous les désirs des marchés, et surtout celles des principales institutions bancaires.

Le 'QE' va être ramené à 60MdsE/mois mais il sera prolongé jusqu'à fin 2017 (9 mois de plus): l'Eurozone est déjà sous perfusion monétaire depuis 18 mois (la dose a même été augmentée en mars dernier) mais l'amélioration (croissance et inflation) semble extrêmement lente, voir à peine mesurable.

Etant donné que l'inflation n'est pas anticipée au-delà de 1,7% d'ici fin 2019, le 'QE' pourrait s'étendre jusqu'à fin 2018 au rythme actuel, tant que la trajectoire ne se rapprochera pas de 2%.

Alors qu'un feu roulant de questions de journalistes se concentrait sur la thématique de l'extension du 'QE' sans aucun horizon de temps (donc pas de 'tapering' en vue), personne n'a osé demander pourquoi 21 mois d'injections massives n'avaient produit aucun des effets promis, et pourquoi même avec un 'QE' prolongé de 1 ou 2 ans, voir plus, la BCE n'anticipait pas d'impact sur l'inflation, laquelle demeurerait très inférieure à l'objectif jusqu'en 2020.

A Wall Street, les records continuent de pleuvoir et c'est au tour du Nasdaq (+0,4% à 5.415) de son joindre au 4 autres indices qui avaient battu leurs records la veille et qui en battent un nouveau ce jeudi (et de 13 pour le Dow Jones !).

Principal indicateur macroéconomique du jour, les chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis sont ressortis en baisse de -10.000 à 258.000.

Dans l'immédiat, sur le marché des changes, l'euro prend un gros coup de massue sur la tête: il chute de -1,5% face au dollar à 1,0600 et de -2% en 1 demi-séance, tandis que le baril de WTI s'adjuge 0,7% à 50,2 dollars.

Enfin, sur le front des valeurs, le secteur bancaire célèbre la coopération sans faillede la BCE au champagne avec Société Générale +4,5%, BNP-Paribas +2,3%, le compartiment automobile reste à la noce, avec Renault, Valéo (+3%) et Peugeot (+3,6%) en tête de l'indice phare.

Toujours sur le CAC 40, le titre Crédit Agricole avance de près de 2,1% malgré une amende infligée par la Commission européenne de 114.654.000 euros pour la participation de la banque verte à une entente avec HSBC et JPMorgan Chase concernant des produits dérivés de taux d'intérêt en euro.

Sur le SBF 120, ST-Micro (+4,75%) refranchit les 10E pour la 1er fois depuis octobre 2007, Air France-KLM affiche +3,4%.

Le transporteur franco-néerlandais a fait état ce matin d'un trafic passage réseaux en hausse de 3,7% le mois dernier, sur la base de capacités en augmentation de 1,9%, ce qui a abouti à un coefficient d'occupation en amélioration de 1,4 point à 83,8%.

NB: aucune baisse supérieure à 0,9% au sein du CAC40... et l'indice VIX du CAC40 flirte avec ses plus bas historiques.


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