CAC40: ignore la tension des taux mais sousperforme l'Europe

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(CercleFinance.com) - Une journée pour rien (-0,02% à 4.533) à Paris ?

En fait, cela se termine mieux qu'on pouvait l'espérer, vu la nette dégradation des marchés obligataires en fin d'après-midi !

Nous observons que tous les mois calendaires s'achèvent au plus haut (ou sur une accélération haussière) sur le CAC ou l'Euro-Stoxx depuis février.

Aucun accès de lourdeur n'est toléré dans les 3 séances précédant une échéance mensuelle, et cela se vérifie une fois de plus à Paris comme en Europe.

Le CAC40 (ou l'E-Stoxx50) affichait jusqu'à -0,5% vers 17H, mais il est remonté à l'équilibre au cours de la dernière demi-heure, dans des volumes modestes (tout juste 3,2MdsE échangés en 8 heures et demi).

Même si reprendre +0,5% peut sembler banal, ça l'est beaucoup moins quand les marchés obligataires corrigent tout au long de l'après-midi pour afficher leurs pires niveaux (en terme de rendement) depuis fin mai dernier (et même fin décembre pour les BTP italiens), avec +10Pts sur les OAT à 0,47% contre 0,37% la veille (la probabilité d'une hausse de taux de la FED grimpe à 75% pour la mi-décembre).

Ce rebond indiciel paradoxal du CAC40 ne peut être attribué à Wall Street qui demeure très hésitant avec des écarts allant de -0,2% sur le Nasdaq à +0,1% sur le Dow Jones (contre +0,3% à l'ouverture).

Les chiffres US de 14H30 auraient pu débloquer la situation mais ce n'est pas le cas: les commandes de biens durables US se tassent imperceptiblement (de -0,1% mais hors 'transport', elles progressent de +0,2%) et les inscriptions hebdomadaires au chômage se contractent de -3.000 à 258.000 (après +11.000 la semaine précédente).

Enfin, selon l'enquête mensuelle de la NAR (association nationale des agents immobiliers américains), les promesses de vente ont progressé de +1,5% à 110 en septembre, sur 12 mois, la hausse s'établit à +2,4%... rien de spectaculaire, rien qui explique la trajectoire baissière des T-Bonds US.

'Il ne faut quand même pas oublier que l'élection présidentielle américaine approche et que la Réserve fédérale s'apprête à relever ses taux, ce qui justifie une approche prudente', commente un trader.

Chez nos voisins, les pertes observées à 16H30 ont été comblées: Francfort finit stable (+0,1%), Madrid grappille +0,25%, Londres et Zurich +0,4% et Milan s'offre une hausse en solo de +0,85%.

La 'City' salue timidement la hausse plus forte que prévu du PIB du Royaume-Uni : +0,5% en volume au troisième trimestre contre +0,3% anticipé.

En rythme annuel, le PIB britannique s'est accru de 2,3%, là où les analystes attendaient une hausse de 2,1%.

Le 'Brexit' a nettement affaibli la Livre Sterling et soutient les exportations.

Une flopée de résultats d'entreprises ont été publiés avant l'ouverture.

A Paris, STMicroelectronics flambe de 10,5% après avoir annoncé un résultat net de 71 millions de dollars au troisième trimestre et fait part de perspectives encourageantes pour le quatrième.

Ipsos gagne 4% après une publication trimestrielle qui a confirmé les tendances positives dont bénéficie l'institut de sondages depuis le début de l'année d'après les analystes.

Technip progresse lui de 2,2% après des résultats de troisième trimestre meilleurs que prévu.

Les publications de Suez (+1,2%), Korian (+4,7%) et Ingenico (+1%) sont également bien accueillies.

Quelques déceptions se sont néanmoins concrétisées.

C'est le cas de Nokia, qui abandonne 7,5% après des résultats de troisième trimestre jugés 'solides', mais des perspectives jugées un peu faibles pour la fin d'année dans le secteur des réseaux.

Schneider Electric perd 3% après avoir pourtant déclaré viser une amélioration de sa marge d'exploitation sur les trois prochaines années, tirée par la croissance organique de ses activités et le renforcement de ses réductions de coûts.

Scor finit stable avec des chiffres ressortis en ligne avec les attentes.

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