CAC40: gain hebdo de 2,2% sans vraie participation acheteuse

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 (+1,56%) se hisse vers 4.315Pts, ce qui porte le gain hebdo à un peu moins de +2,2%.

L'intégralité des cette performance s'est matérialisé entre jeudi 17H et ce vendredi 9H15: autrement dit, une envolée de +100Pts sans pratiquement aucun échange 'en réel', donc sans que les gérants ni les fonds de retraite aient eu la possibilité de passer un ordre d'achat.

Plus troublant encore, les volumes ont eu tendance à se contacter à mesure que le CAC prenait de l'altitude, ce qui alimente le soupçon que les acheteurs 'ne sont pas là'... et comment participer à un mouvement où l'indice ouvre 2 'gaps' successifs de +60 puis +50Pts.

C'est idéal pour anéantir les 'bears', ce n'est pas idéal pour attirer les 'bulls' (comment 'rentrer' sur le marché quant il affiche +2% au bout de quelques secondes de cotations ?).

La hausse qui atteignait +2,4% en début de matinée s'est contractée en milieu d'après-midi malgré (ou à cause de ?) une série de bons indicateurs économiques aux Etats Unis... preuve que les mouvements de cours sont régis par des scénarios algorithmiques qui se déroulent tels qu'ils ont été programmés (en l'occurrence +5,5% en ligne droite, soit +235Pts sans véritable motif concret), et peu importe l'actualité du jour ou la toile de fond macroéconomique.

Les chiffres US du jour s'avèrent meilleurs que prévu : la croissance américaine est révisée à la hausse (de +0,7% vers +1%, mais on est loin du 'potentiel implicite' de +2,5%), les dépenses comme les revenus des ménages ont progressé de 0,5% en janvier, c'est également mieux que prévu (+0,3% et +0,4% respectivement).

Le baromètre de la 'confiance' de l'université du Michigan ressort également supérieur aux attentes à 91,7 après 92,0 en janvier contre une estimation préliminaire de 90,7.

Enfin, le taux d'inflation 'PCE' s'établit à +1% au T4 et à +1,9% en rythme annuel, c'est à dire non loin de l'objectif de la FED.

Globalement, ces 'stats' ne sont pas du goût de Wall Street puisque les indices US qui gagnaient +0,5% initialement reviennent soit à l'équilibre (S&P ou Nasdaq) soit s'effritent à l'image du Dow Jones (-0,1%).

A noter que le 'Dow Transport' s'offre un cavalier seul à la hausse de +1%.

L'Euro-Stoxx50 voyait également son avance se réduire de 2.950 et 2.929 au final, soit +1,9% pour un score hebdomadaire de +2,2% qui reflète bien la performance de Paris.

Pour justifier la hausse du jour, les analystes de Barclays Bourse invoquent 'la baisse des craintes autour d'une dévaluation de la monnaie chinoise à court terme, après les propos du gouverneur de la Banque populaire de Chine qui indique ne pas vouloir augmenter les pressions baissières sur le yuan'.

'La stabilisation des prix pétroliers réduit la volatilité et accroît la demande pour les actifs risqués', souligne de son côté un trader en poste à Londres, alors que le baril de pétrole brut léger américain (+2%) dépasse maintenant avec les 34$, ce qui profite notamment à Maurel & Prom (+8,3%) et à Vallourec (+8,6%) puis Technip (+4,7%).

Technip a été devancé en fin de journée par Lafarge et Renault qui s'adjugent +5,15 à +5,2%... et ce sont les banques qui réalisent la seconde meilleure performance sectorielle à Paris (+3%)... derrière les pétrolières naturellement.

Concernant les valeurs du SBF120, Europcar (+10,3%) finit grand leader après avoir fait état d'une division par 2 de sa perte nette l'an passé et d'une progression de 4,9% de son chiffre d'affaires en données organiques à 2,14 milliards d'euros.

Le groupe a en outre annoncé qu'il prévoyait pour l'année en cours une croissance organique du chiffre d'affaires total entre 3 et 5% ainsi qu'un corporate Ebitda ajusté supérieur à 275 millions d'euros. Il a enfin confirmé le paiement d'un dividende à ses actionnaires à compter de 2017, représentant au moins 30% du résultat net annuel de l'exercice précédent.

D'abord en net recul de -5%, Areva a inversé radicalement la vapeur reprend de son côté 3,2%. Reportée à ce matin, la publication des comptes annuels a été marquée par une perte nette de plus de 2 milliards d'euros en 2015, contre -4,8 milliards en 2014, avec un cash flow ressorti négatif à hauteur de 590 millions d'euros.


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