CAC40: finit au +haut après stats emploi US à double lecture

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(CercleFinance.com) - Paris (+0,92%) termine la semaine en beauté et affiche un gain hebdomadaire de +3% qui semble largement déconnecté de la toile de fond macroéconomique.

Beaucoup d'opérateurs avouent qu'ils misent ouvertement sur le désir de Mario Draghi de complaire aux marchés puisqu'il a beaucoup promis depuis mi-février, et notamment vendredi dernier depuis Francfort, réaffirmant que la capacité d'action de la BCE était 'no limit'.

Mais de retour à tout près de 4.500Pts et après une envolée sans précédent depuis 1 an de +600Pts en 3 semaines, la BCE éprouvera t'elle le besoin de faire en sorte que les indices boursiers grimpent encore plus haut ?

Et de quelles munitions disposerait-elle en cas de 'coup dur' ?

Les marchés se sont rétablis tous seuls en moins d'un mois sur la seule promesse que la BCE ne les laissera pas tomber.

Les acheteurs étaient bien présent en fin de séance car Wall Street a réenclenché la marche avant (+0,5%) après un épisode de consolidation initial de -0,25%.

Le CAC40 remonté brièvement au contact des 4.4480 finit à 4.456Pts, inscrivant sa 4ème séance de hausse sur une série de 5 : c'est une nouvelle démonstration d'optimisme, sans équivalent depuis 'l'alignement des planètes' et l'anticipation du 'QE' de la BCE durant les 3 dernières semaines de janvier 2015).

Mais attention car les bons chiffres mensuels de l'emploi américain pourraient réveiller les craintes de voir la FED donner un second tour de vis monétaire d'ici le mois de juin (le rendez-vous de la mi-mars semblant trop proche de la série de mauvais chiffres publiés depuis la mi-février).

Wall Street teste en ce moment même une série de gros objectifs comme 17.000 pour le Dow Jones (17.020), 2.000 pour le 'S&P' (2.003), 4.725 sur le Nasdaq.

'On pensait que les acheteurs commençaient à manquer de carburant, mais les gains se sont généralisés grâce au secteur des produits de base qui profite une nouvelle fois de la bonne tenue des prix des métaux', expliquait ce matin Tony Cross, analyste chez Trustnet Direct.

Les chiffres de l'emploi mensuel américain (NFP) du mois de février se sont révélés supérieurs de +30% par rapport au consensus, avec 242.000 emplois non agricoles créés aux Etats-Unis le mois dernier contre 'seulement' 185.000 anticipés.

La statistique décevante du mois de janvier, qui faisait état de 151.000 créations d'emplois, a quant à elle été révisée de +21.000 à 172.000 créations d'emplois et celle de décembre a été revue de 262.000 à 271.000, soit une bonne moyenne de +225.000 créations sur les 3 derniers mois, ce qui reflète une économie 'robuste'.

Le bémol provient des salaires qui ne décollent toujours pas avec des coûts salariaux horaires en repli de -0,1%. Une analyse plus fine révèle par ailleurs que 190.000 nouveaux jobs correspondent au plancher de rémunération (éducation et soins à la personne +86K), distribution (+55K), employés bars, hôtels, restaurants (+48K) tandis que les métiers les mieux payés ont détruit -33.000 emplois (finance, conduite de poids lourds, industrie minière, etc.).

Le déficit commercial américain s'est en revanche accentué en janvier, ressortant à 45,7 milliards de dollars, contre 44,7 milliards en décembre 2015 (chiffre révisé de - 43,4 milliards). Ce chiffre constitue qui plus est une mauvaise surprise dans la mesure où les économistes s'attendaient à une amélioration autour de -44Mds$, mais cela ne pèse pas vraiment sur la tendance.

S'agissant des valeurs, les pétrolières et parapétrolières maintiennent leur avance avec la progression continue des cours de l'or noir. Vallourec s'envole encore de 17% (à 7.72E) et cumule plus de 62% de gains sur la semaine écoulée alors que les rachats de découverts se multiplient.

Plus largement, les rachats de positions vendeuses poussent les valeurs les plus à la peine ces derniers temps à la hausse (Zodiac et CGG +8% et +10% respectivement, Alstom +7,5%, Casino +4,5% etc.), observent les équipes de Barclays Bourse.

Enfin, Gemalto s'envole de plus de 9% après ses comptes annuels, marqués notamment par une progression de 10% du résultat des activités opérationnelles (RAO), lequel s'est élevé à 423 millions d'euros.

L'un des phénomènes marquants de la semaine restera la flambée de l'Or qui s'envole vers 1.280$ l'once, comme si les opérateurs anticipaient soit de l'inflation, soit un tsunami de liquidités sorties de presses de la BCE... soit une nouvelle crise (mais de quelle nature... le Brésil consitue t'il une menace systémique ?).


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  • jeprcvr il y a 11 mois

    surement!

  • ericlyon il y a 11 mois

    Je pense surtout que les marchés qui ont baissé en fin d'année dernière et au début de cette année sans raison valable remontent progressivement au niveau qui était le leur avant ces baisses.