CAC40: effet retard mais 'bullish' suite aux annonces BCE.

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(CercleFinance.com) - La bourse de Paris et les places européennes terminent de la meilleure des façons: au plus haut du jour, sur des écarts spectaculaires supérieurs à +3% au minimum et jusqu'à +4,5% à Milan (les valeurs bancaires ont explosé à la hausse tant la sollicitude de la BCE est grande à leur égard).

Volatilité sous contrôle (contrairement à la veille) et tempête de ciel bleu caractérisent ce vendredi: la hausse du CAC40 est demeuré constamment supérieure à +2,5% depuis 11H ce matin et le plus souvent supérieur à +3% tout long de l'après-midi: au final, l'indice engrange 3,23% à 4.493Pts, soit +0,8% hebdo.

Même si Wall Street ne fait pas d'étincelles ce soir avec des gains compris entre +1,24% et +1,4% (S&P et Nasdaq), il est psychologiquement confortable de voir le 'S&P' évoluer de nouveau au-dessus des 2.000Pts, à 2.018 vers 18H30.

'La conclusion qu'ont tiré beaucoup de commentateurs de la conférence de la Banque centrale européenne est que Mario Draghi est arrivé au bout de ses munitions, ce qui n'est pas une bonne chose' et expliquerait le retournement de l'indice phare à la baisse hier, commentaient ce matin les équipes d'IG.

Les annonces du président de la BCE concernant la fin probable des baisses de taux ont cependant été digérées 'et il semble que les investisseurs pensent que le bilan de la BCE va accélérer très rapidement', estime pour sa part Nour Al-Hammoury, stratège chez ADS Securities.

Reste que 'la situation économique globale continue de se détériorer et affecte désormais la zone euro, que le 'quantitative easing' ('QE') n'a pour l'instant pas eu les effets attendus et les conséquences néfastes des taux d'intérêts négatifs ne peuvent être ignorées, ce qui limite strictement la marche de manoeuvre de la BCE dans ce domaine', décrypte-t-on par ailleurs chez Carmignac.

Du côté des indicateurs, les prix à l'importation aux Etats-Unis ont une nouvelle fois reculé le mois dernier, mais dans des proportions moindres qu'en janvier. Le Département du Travail a en effet mesuré un repli de 0,3% en séquentiel, après une baisse de 1% entre décembre et janvier (chiffre révisé de -1,1%). Surtout, le consensus anticipait -0,8%.

L'un des principaux soutiens 'objectifs' à la hausse du jour se situe du côté du pétrole avec +2,5% et un test des 39$, soit +46% de rebond en 1 mois.

L'euro demeure robuste contre le $ à 1,1180, ce qui peut surprendre compte tenu de l'activisme de la BCE qui va créer -ex nihilo- 20MdsE de plus par mois.

Sur le front des valeurs, c'est le mode 'full risk on' avec Peugeot et Valeo à +5,4%, et les bancaires terminent la semaine en trombe avec Crédit Agricole (+7,7%) et Natixis (+6,%), Société Générale et AXA (+5,7 et 6,2%) puis BNP Paribas (+5,5%).

'Si besoin, la BCE mobilisera davantage les outils 'non conventionnels'. C'est un signal d'apaisement pour les banques qui craignaient pour leur profitabilité', expliquaient ce matin les équipes d'Amundi. Afin de compenser l'impact des taux négatifs sur leurs revenus, la BCE a en effet décidé de lancer toute une série de nouvelles opérations de refinancement à destination des établissements bancaires.

Le titre ArcelorMittal bondit pour sa part de 11% dans le sillage d'une recommandation favorable de Morgan Stanley, qui a initié son suivi avec une recommandation 'surpondérer'... malgré l'annonce d'une augmentation de capital de 3MdsE avec la création de 1,3Mds de titres à 2,2E.


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