CAC40: dopé par rumeurs liées à la BCE et records à W-Street

le
0

(CercleFinance.com) - Le CAC40 gagne +1,15% à 4.380 : l'indice efface ainsi tout le terrain perdu au cours des 3 précédentes séances, dans des volumes toujours aussi squelettiques de 2,37MdsE (et 1,75MdsE seulement vers 17H29).

Toujours pas d'acheteurs dans le marché mais une démission totale des 'vendeurs' face à la volonté implacable des banques centrales de réinflater le prix des actifs.

Rien dans l'actualité n'étaye un gain proche de +1,2%... sauf la conviction que Mario Draghi entretiendra demain l'anticipation de taux toujours plus bas (pourquoi pas -0,50% sur les prises en pension), d'argent toujours plus abondant (pourquoi pas un 'QE' à 100MdsE/mois, étendu jusqu'à fin 2017 ?): la fuite en avant est la seule option validée par les marchés, il n'y a pas de 'plan B'.

Les indices européens grimpent en ordre dispersé avec Londres qui grappille 0,45%, Milan +0,55%... mais Francfort s'envole de +1,6% dans le sillage de SAP et Volkswagen (+5% respectivement).

A Wall Street, 9ème séance de hausse consécutive et 7ème record historique à 18.622Pts, le S&P500 (+0,35%) établissant un nouveau zénith à 2.176Pts.

Le Nasdaq plombé la veille par Netflix grimpe de +1,1% et revient à 2% de son record absolu.

Une telle série haussière -sans aucun retracement- est forcément orchestrée de main de maitre et elle véhicule le message que Wall Street est invulnérable et que les actions ne connaissent qu'une seule destinée: grimper éternellement, sans l'appui des profits ni de la croissance.

Principal indicateur du jour, les prix à la production pour les biens industriels se sont repliés de 2,2% en Allemagne le mois dernier, à comparer à un rythme de -2,7% observé en mai, d'après le bureau fédéral de la statistique.

Sur le marché des changes, l'Euro (-0,2%) teste les 1,10 face au dollar, et le pétrole rebondit paradoxalement de +3% vers 46$ après avoir menacé de casser le plancher des 44,6$, malgré des stocks de pétrole conformes aux attentes.

Enfin, concernant les valeurs, la baisse des objectifs annuels d'EDF (-2,1%) passe évidemment assez mal. Invoquant les arrêts de tranches imposés par des procédures de contrôle, l'électricien a abaissé d'environ 3% sa prévision de production nucléaire en France, tout en confirmant ses prévisions financières.

Au sein du SBF 120, Orpea (+7,65% à 79,9E) pulvérise ses records absolus à la faveur d'un relèvement de recommandation à 'achat' par Kepler et d'un rehaussement des prévisions de croissance du groupe, dont les ventes ont grimpé de 5,7% en données organiques au premier semestre (+6,6% sur le seul deuxième trimestre). Orpea table maintenant sur une hausse de 17,5% de son chiffre d'affaires annuel en données publiées, contre +13,7% auparavant.

Ubisoft prend la 1ère place (+7,75%): son chiffre d'affaires du premier trimestre a bondi de 44% à 139,1MnsE. L'éditeur de jeux vidéo a par ailleurs maintenu ses objectifs annuels.

Klépierre +3,1% et CapGemini +4,9% dominent largement le CAC40, suivis par Renault (+2,8%) qui bénéficie des bons chiffres de Volkswagen tandis que Technip (-0,9%) restait lanterne rouge.


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant