CAC40: consolidation limitée dans un marché déserté.

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(CercleFinance.com) - Paris en termine pratiquement sur son niveau d'ouverture, à 4.472,6 (soit -0,75%) après avoir fléchi jusque vers 4.450Pts.

Il ne faut pas se fier au volume de clôture: il semble faible à 3,17MdsE... mais c'est encore pire que ça puisque vers 17H29, il ne dépassait pas 2,5MdsE.

Il a fallu rajouter 600MnsE d'échanges 'techniques' (fictifs) à 17H35 pour masquer la désertion des opérateurs depuis jeudi dernier: il n'y a peut -être plus d'espoir 'd'upside' après +16% de hausse largement déconnectée des fondamentaux... mais tout le monde sait que les 'sherpas' ne veulent pas voir les cours rebaisser.

Comme personne n'est de taille à les affronter, tout le monde se couche.

La petite remontée du CAC40 de 4.460 vers 4.475 ne s'explique guère par le soutien de Wall Street qui affiche toujours -0,55 à -0,65% sur le 'S&P' et le Nasdaq... et encore moins par le pétrole qui lâche -3% et menace d'enfoncer les 36$.

Pour justifier la consolidation du jour, le repli du baril fournit un prétexte imparable auquel on peut rajouter des 'ventes de précaution' à la veille du communiqué final de la FED... puis des statistiques médiocres aux Etats Unis mais pas suffisamment pour écarter formellement le scénario de 2 nouvelles hausses des taux US en 2016 (juin et septembre ?).

A la clôture, les performances sont assez disparates en Europe avec Londres, et Francfort à -0,56% tandis que Madrid cède -1,5%.

L'Euro STOXX50 calque sa trajectoire sur celle du CAC40 et cède -0,8% à 3.067Pts.

D'après les équipes de FXCM/DailyFX, le potentiel haussier du CAC reste néanmoins intact à court terme tant que l'indice se maintient au-dessus du seuil technique des 4450 points (testé à 2 reprises ce mardi).

La Réserve fédérale américaine tiendra une conférence de presse à l'issue de son comité de politique monétaire (FOMC).

Les chiffres du jour ne devraient pas l'aider à justifier une attitude plus accommodante mais moins encore à durcir son discours.

Si les ventes au détail ont baissé moins que prévu en février aux Etats-Unis (-0,1%), la forte révision à la baisse des ventes de janvier de -0,2% à -0,4% pourrait raviver quelques inquiétudes quant aux perspectives de croissance.

Pas de pressions côté inflation puisque le Département du Travail américain dévoile un recul de 0,2% de l'indice des prix à la production (même score en décembre suivi d'une hausse de 0,1% en janvier).

En excluant les prix de l'énergie qui affichent un repli de 3,4% en février, les prix producteurs ressortent en hausse de 0,1% après +0,2% en décembre et janvier, soit +0,9% en rythme annuel.

La véritable surprise du jour provient de Unis l'indice 'Empire State' de la Fed de New York qui fait un bond de -16,6 vers +0,6 en mars, prenant complètement en défaut un consensus Reuters de -10.

Mais cette jauge d'activité manufacturière est assez peu pertinente concernant une région de 'services' à 80%.

En attendant, ce sont les valeurs pétrolières et parapétrolières qui accusent les plus mauvaises performances des replis de 4% pour CGG ou -3,15% pour Vallourec, puis -1,4% sur Total.

A noter également des prises de bénéfices sur les valeurs bancaires qui lâchent -1,5% en moyenne.

Sopra Steria grimpe de presque 6% à la faveur d'un relèvement de recommandation des analystes de Berenberg.

SFR grimpe de 1,4% après s'être dit confiant sur sa capacité à dépasser ses objectifs de synergies à moyen terme à l'occasion de la parution de ses résultats annuels.

Lafarge chutait symétriquement de -3,2%, à égalité avec EDF à 9,95E.


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