CAC40: bascule dans le rouge alors que WStreet déçoit un peu

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(CercleFinance.com) - Paris cède -0,4% et menace de rétrograder sous les 4.100Pts. Le biais général était baissier en Europe depuis 11H (l'E-Stoxx50 s'effrite désormais de -0,45%) mais les valeurs françaises se montraient plutôt résilientes.

Le CAC40 semblait bien parti ce matin pour aligner une troisième séance consécutive de hausse avec un test des 4.150Pts mais l'instabilité du pétrole et malheureusement son repli sous les 29,5$ en fin de matinée (contre 31$ ce matin) ont eu raison des velléités haussières initiales.

La réouverture de Wall Street (après un 'pont' de 3 jours) n'a pas restauré la confiance des investisseurs en Europe du fait d'écarts à la hausse inférieurs aux attentes sur le 'S&P' qui ne gagne que +0,9% et le Dow Jones qui se contente de +0,7% (contre +1,2% anticipé).

'Les indices sont sortis de la zone de survente', commentait ce matin un professionnel de marché parisien.

Les équipes de Fidelity estiment, elles, que le vent de panique qui a soufflé la semaine dernière sur les marchés européens a créé des points d'entrée 'plus qu'intéressants'.

Concernant les indicateurs macroéconomiques du jour, l'indice Empire State de la Fed de New York de février s'avère décevant avec une timide embellie à -1,6,6 contre -19,4 et assez loin des -10 espérés.

En Europe, selon l'indice ZEW, la confiance des analystes financiers en Allemagne s'est fortement dégradée en février : le 'ZEW' a chuté de 10,2 vers +1, un niveau à comparer à une moyenne de long terme à +24,6.

Sur le front des valeurs, EDF (+6,5%) domine le SBF 120 à la faveur de comptes annuels meilleurs qu'attendu. L'électricien a notamment vu son Ebitda croître de 3,9% en organique à 17,6 milliards d'euros, contre au moins +3% attendus par le management, et son chiffre d'affaires augmenter de 2,2% à 75 milliards (-1,8% en organique). La production nucléaire a par ailleurs atteint son plus haut niveau depuis 2011 en France et depuis 2005 au Royaume-Uni.

Michelin (+3,75%) reste pour sa part leader de l'indice phare à la faveur de résultats 2015 en ligne, avec en particulier une amélioration de la rentabilité, et d'une hausse de 35 cents du dividende à 2,85 euros.

Le géant pneumatique table pour 2016 sur une croissance des volumes au moins en ligne avec l'évolution mondiale des marchés, sur un résultat opérationnel en croissance avant éléments non récurrents hors effet de change et sur la génération d'un cash flow libre structurel supérieur à 800 millions.

A l'horizon 2016-2020, il s'est fixé des objectifs de marge opérationnelle avant éléments non récurrents, entre 11 et 15% pour le segment tourisme camionnette, entre 9 et 13% des ventes nettes pour le segment poids lourd et entre 17 et 24% pour le segment de spécialités.

Le titre Orange (+1%) est lui aussi bien orienté après l'annonce d'un résultat net part du groupe multiplié par près de 3 à 2,652 milliards d'euros à fin 2015 et d'un Ebitda retraité de 12,426 milliards, soit une performance supérieure à son objectif 2015.

Enfin, du côté des baisses, Air Liquide (-5%) est lanterne rouge du SBF 120 en raison d'une progression modeste de 2% du dividende à 2,6 euros, malgré des résultats 2015 eux aussi en progression.

Technip cède -3,5% dans le sillage du baril de WTI et Peugeot recule de -3% alors que la progression des ventes d'automobiles en Europe ralentit à +6,2% en rythme annuel au mois de janvier contre +9,3% en 2015.


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