CAC40: aversion au risque sur les bancaires et pétrolières.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 (-2,47%) a réduit ses pertes d'une trentaine de points (de 4.253 vers à 4.283Pts) mais l'indice accuse tout de même 110Pts de repli par rapport à la clôture de lundi, sans la moindre statistique économique pouvant expliquer le phénomène de déprime s'emparant des marchés aujourd'hui.

L'Euro-Stoxx50 chute également de -2,3% (contre -3% vers 16H15) alors que Wall Street remontait de -1,7% vers -1,3% vers 17H35.

Malheureusement, la lourdeur s'empare de nouveau des indices US ce soir avec -1,75% sur le Dow Jones et -1,65% sur le S&P500 et le Nasdaq (pourtant moins exposé sur le secteur énergie/produits de base... mais les gérants vendent ce qu'ils peuvent pour refaire du 'cash').

Les actions US avaient avait remarquablement bien digéré les chiffres médiocres de la veille et la corrélation entre le pétrole et les indices boursiers semblait avoir été brisée (le baril perdait -5% tandis que le 'S&P' remontait symétriquement de -1% vers +0,1%).

Mais avec la rechute du 'WTI' sous les 30$ ce mardi, les marchés se reconnectent brutalement aux anticipations négatives que la rechute de -14% du baril (en 48H) fait renaitre.

Si le pétrole rechute aussi spectaculairement (de 34,5 vers 29,95$) c'est que les 'fondamentaux' doivent être mauvais quelque part (Brésil, Russie, Chine, etc.) et que la récession menace.

De fait, l'ISM (activité manufacturière) de New York en janvier chute de 62 vers 54,6... mais c'est une photographie très locale.

En Europe, l'Allemagne voit son taux de chômage chuter de 6,3 vers 6,2% (au plus bas depuis la réunification), le chômage recule égale de 0,1% en Europe à 10,4%.

Les compagnies pétrolières entrainent les indices européens par le fond, victimes de la double peine: effondrement du baril et dégradation de notation des groupes pétroliers européens par Standard & Poors qui ne pouvait choisir pire moment pour faire son annonce.

Il y a 1 mois, c'était Moody's qui avait annoncé envisager l'abaissement de la note de 120 entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier pénalisées par la chute des cours de l'énergie.

Total et Technip dévissent de -4,5%, Vallourec (dégradé de 2 crans à BB-) de -5,8%, Maurel et Prom de -6%... et à Londres, BP dégringole de -9,5% (après l'annonce de 6,5Mds$ de pertes).

Mais les pétrolières ne sont pas les seules perdantes puisque les bancaires sont également à la peine dans le sillage des comptes décevants d'UBS, nonobstant l'augmentation du dividende annoncé par le groupe helvète.

Les opérateurs redoutent également des pertes latentes sur les dettes 'high yield' émises par les producteurs de 'shale oïl'.

Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale dévissent ainsi de respectivement -5, -5,7% et -6,25% (elles perdent toutes entre -22 et -23% cette année) et Natixis affiche -6%.

Valeo recule pour sa part de 4% sur fond de dégradation de Morgan Stanley, passé de 'pondérer en ligne' à 'sous-pondérer' avec un objectif de cours ramené de 130 à 110 euros.

Enfin, Casino baisse de -3,4% environ alors qu'un autre gestionnaire d'actifs, Argonaut Capital, explique lui aussi, quelques semaines après Muddy Waters, 'shorter' l'action du distributeur.


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