CAC40: 1ère hausse algorithmique pure (sans cause évidente).

le
0

(CercleFinance.com) - - Nous venons d'assister à la plus forte hausse intraday 'intégralement linéaire' de l'histoire : une hausse totalement 'pure' de +140Pts, exempte du moindre retracement sur une durée de près 8 heures et 15 minute.

Le CAC40 (+2,5% à 4.431) n'a pas connu le moindre 'pullback' d'une amplitude supérieure à 5Pts entre 9H10 et 17H29 ce mardi.

Il fallu attendre le 'fixing' pour voir le CAC40 céder un total de -9Pts sur ses 'plus hauts'.

S'il y avait une ruée des opérateurs sur le papier, on pourrait parler d' une sorte d'hystérie haussière, mais il n'y a que des 'robots' (2,7MdsE d'échanges à 17H29, 3,3MdsE à 17H35).

Personne ne sait pourquoi ça monte -et surtout de +140Pts en ligne droite- mais tous les stops se sont déclenchés à l'achat avec le franchissement des 4.360 et cela a occsionné un 'effet panurge' d'une violence rarement observée.

Les opérateurs invoquent une progression de +0,65% du Dollar... mais de tels écarts ont été observés les 13 et 18 mai dernier (+0,65% et +0,85% respectivement) sans que le CAC40 ne prenne plus de 0,5% par rapport à la veille en clôture.

Tout plaidait ce matin pour une attitude prudente, dans le sillage de la baisse de -1% de Tokyo ou de -0,75% de Shanghai puis de la déception causée par la lourde chute de -6,4Pts (vers 4,8) du baromètre ZEW en mai, là où une hausse était anticipée.

L'Euro-Stoxx50 (+2,63% à 3.010Pts) a également suivi la même trajectoire algorithmique vertigineuse de +3,5% en ligne droite depuis 9H10 ce matin: le franchissement des 3.000 (suivi d'un test des 3.015) s'opère avec l'appui de Francfort (+2,2% sur le DAX à 10.060) et Milan (+3,35%).

'Techniquement, notre graphique à un mois reste à la prudence', a toutefois prévenu ce matin Barclays Bourse, rappelant par ailleurs qu'une première résistance se situe à 4.400 points.

Résistance littéralement désintégrée... mais toujours sans volume: il n'y plus aucune forme de résistance et un 'suivisme' militant dès qu'une hausse -que tout le monde sait minutieusement orchestrée- se dessine.

A Wall Street, la hausse l'emporte (+1,25%), mais les indices US sont figés depuis 16H00 et se montre juste 2 fois moins euphoriques qu'en Europe (le Nasdaq prend +1,65%), malgré explosion historique de +16% des ventes de logements neufs en avril (à 619.000 contre 531.000... et 511.000 en 1ère estimation).

S'agissant des valeurs, le secteur bancaire sert de locomotive à Paris avec de écarts s'étageant entre +3,5% et +5,6% sur Crédit Agricole, BNP Paribas, AXA (+4,6%), Sté Générale (+5,4% soutenue par une 'reco' d'un bureau d'analyse d'une grande banque helvétique) puis Scor (+5,6%).

Le titre Scor flambe alors qu'UBS a initié sa couverture du titre avec une recommandation 'achat' et un objectif de cours de 32 euros, le réassureur français étant le seul de son sous-secteur pour lequel le broker helvète anticipe une progression des résultats.

Seb fait feu de tout bois ce mardi. L'action flambe en effet de 10,7% dans le sillage de l'annonce du rachat du groupe allemand WMF pour 1,585 milliard d'euros.

Numéro un mondial des machines à café professionnelles et leader des articles culinaires en Allemagne, WMF a généré l'an passé un chiffre d'affaires de 1,1 milliard d'euros et un Ebitda de 118 millions.

Enfin, Eurosic (-2%) a confirmé hier soir les termes de son OPA sur Foncière de Paris (-5,7%), pourtant inférieurs à ceux annoncés par une troisième foncière cotée très présente dans les bureaux à Paris, Gecina (+0,4%). Principal actionnaire à hauteur de près de 30% de Foncière de Paris, Covéa a néanmoins indiqué préférer l'offre d'Eurosic.


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant