CAC 40 : quelle sensibilité au risque russe ?

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(lerevenu.com) -

Les économistes de la Société Générale ont repris à leur compte la métaphore du «cygne noir» forgée par l'essayiste et statisticien Nassim Nicholas Taleb, pour faire l'inventaire de ces événements imprévisibles, du moins par les modèles stochastiques, et qui n'en ont pas moins des conséquences incalculables sur les marchés financiers. Bien entendu, le risque d'une aggravation de la crise en Ukraine en fait partie. 

La note de la banque française, rédigée au lendemain le la destruction du vol MH17 de la Malaysian Airlines, n'attribue qu'une

faible probabilité à un durcissement des sanctions européennes à l'égard de la Russie. Pour la simple et bonne raison que le pays de Vladimir Poutine fournit 22% du gaz consommé par l'Union européenne. Les pays de l'Union sont plus ou moins dépendants des approvisionnements russes, et certains le sont beaucoup : Finlande et Slovaquie (70%), Autriche, Bulgarie, Hongrie et Suède (50%), pour ne citer que ceux-là.  

L'énergie apparaît comme le principal canal de transmission du risque géopolitique russe, avec une éventuelle explosion de 50% des prix du gaz. Car, d'un strict point de vue macro-économique, l'agence Moody's a déjà expliqué, en mai dernier, que l'incidence d'une sévère récession en Russie provoquée par l'instauration de strictes sanctions économiques aurait assez peu d'impact sur l'économie européenne : «Seule une forte hausse des prix du gaz et une

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  • pierry5 le mardi 22 juil 2014 à 07:57

    Ils devraient accorder leurs violons sur le plan des statistiques, j'avais lu que la Bulgarie était dépendante à 100% du gaz russe contre 50% dans cet article.

  • pascalcs le mardi 22 juil 2014 à 06:45

    En tous cas les pressions des USSA montent pour renoncer à la vente des Mistrals. Si la France persiste et vend, il risque d’y avoir des grosses risques sur le CAC…