CAC 40 : les 4300 points difficiles à tenir

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L. Grassin
L. Grassin

(lerevenu.com) - Alors qu'il reste encore plus d'un mois de Bourse avant de clôturer l'année 2013, on se demande si l'indice français ne va pas faire du surplace et terminer autour des 4.300 points, zone qu'il a décidément beaucoup de mal à quitter.

Ce matin encore, l'indice parisien cède à peine 0,10% à 4.297 points avant 9h30. Les gérants pourraient bien se contenter d'une progression de 18% depuis le 1er janvier, soit mieux que la moyenne européenne de +16,6% pour l'Euro Stoxx. Si la stabilité est de mise sur le marché, ça bouge sur certaines valeurs comme Rémy Cointreau qui subit d'importants dégagements après une publication semestrielle qui n'a pas rassuré... Les éléments susceptibles d'influer sur la couleur des indices en fin de parcours sont essentiellement la batterie d'indicateurs macroéconomiques attendus outre-Atlantique dans l'après-midi, principalement les données sur l'immobilier et sur la confiance des consommateurs.

WALL STREET

Wall Street a clôturé sur une note hésitante, après avoir initialement grimpé avec l'accord trouvé avec l'Iran sur son programme nucléaire et l'assouplissement de l'embargo imposé au pays par la communauté internationale. La détente sur les cours du brut a soulagé les opérateurs, qui trouvaient là un nouveau prétexte pour "acheter" des sommets historiques sur la cote américaine en début de journée. En fin de séance, le S&P cédait tout de même aux prises de bénéfices. Le DJIA gagnait 0,05% à 16.073 pts, alors que le Nasdaq avançait de 0,07% à 3.995 pts. Le S&P 500 reculait de 0,13% à 1.802 pts.

ECO ET DEVISES

L'actualité est dense aux Etats-Unis, avec les mises en chantier de logements & permis de construire d'octobre (14h30 : consensus permis 930.000, l'indice S&P / Case-Shiller des prix de l'immobilier en septembre (15h00 : consensus +0,9%), l'indice des prix immobiliers de la FHFA en septembre (15h00 : consensus +0,4%), l'indice de confiance des consommateurs de novembre (16h00 : consensus 72,6) et l'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour novembre (16h00 : consensus 4).

La parité euro / dollar atteint 1,3532 ce matin. Le baril de Brent se négocie 110,83$ et le WTI 94,39$ pour l'échéance de janvier. L'once d'or se traite 1.252$ (+0,1%).

VALEURS EN HAUSSE

* Peugeot (+1,30% à 10,89 Euros) : PSA a confirmé la nomination de l'ancien numéro 2 de Renault, Carlos Tavarès, pour remplacer Philippe Varin à la tête du groupe en 2014. Il siègera au directoire à compter du 1er janvier 2014 jusqu'à sa nomination à la présidence, dans le courant de l'année 2014. Pendant cette période, Philippe Varin poursuivra sa mission de président du directoire et aura notamment la responsabilité de mener à bien les discussions stratégiques entamées avec les partenaires. Dans cette phase transitoire, Carlos Tavares travaillera avec le directoire sur les plans d'actions destinés à poursuivre le redressement de l'entreprise.

* Rexel (+0,50% à 18,68 Euros) : le groupe organise aujourd`hui une Journée Investisseurs à Paris, au cours de laquelle il fera le point sur sa stratégie et ses objectifs financiers à moyen terme. Deux acquisitions ciblées sont par ailleurs annoncées. Rexel va réaffirmer des objectifs de moyen terme, à savoir : enregistrer une croissance organique de ses ventes supérieure à celle des marchés où le Groupe est présent. Le groupe continuera par ailleurs à être un acteur clé de la consolidation du marché, en allouant un budget annuel moyen d`environ 500 millions d`euros aux acquisitions, "qui généreront en moyenne une hausse de 3 à 5 % du chiffre d`affaires annuel". Sur la base d`un redressement progressif des ventes, couplé à sa capacité démontrée d`améliorer de 10 points de base sa marge d`EBITA pour chaque point de pourcentage de hausse du chiffre d`affaires, Rexel table sur une marge d`EBITA ajusté d`environ 6,5 % à moyen terme (à horizon 3-5 ans, selon la rapidité et la vigueur de la reprise sur les marchés clés du groupe).

* Trigano (+3,75% à 15,26 Euros) : sur son exercice 2012-2013, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 818,2 millions d'euros. Il est en progression de 10,5% par rapport à l'exercice précédent grâce à l'apport des acquisitions réalisées en 2012 et en 2013. La rentabilité a néanmoins été affectée par la baisse des ventes à périmètre constant (-6,3%). La marge opérationnelle courante s'établit en conséquence à 2,9% du chiffre d'affaires. Il n'y aura pas de coupon.

VALEURS EN BAISSE

* Faiveley (-4,8% à 53,8 euros) : le groupe a revu à la baisse son objectif de marge annuelle après avoir dévoilé un résultat opérationnel semestriel de 46,2 ME (10,1% du chiffre d'affaires), contre 51,4 ME (11,1% du chiffre d'affaires) un an plus tôt.

* Technip (-0,40% à 73,39 Euros) : le groupe a remporté un contrat d'ingénierie d'avant-projet détaillé (FEED) auprès de Sasol pour une unité de transformation de gaz naturel en produits pétroliers liquides (GTL). Située en Louisiane (Etats-Unis), cette unité de GTL disposera d'une capacité de plus de 96.000 barils par jour. Le centre opérationnel de Technip à Rome (Italie), référence et pôle principal du groupe pour le GTL, réalisera cette phase d'ingénierie d'avant-projet détaillé. Ce contrat s'inscrit dans le cadre de l'alliance signée cette année entre Technip et Sasol, portant sur des services d'ingénierie d'avant-projet détaillé pour des projets de GTL.

* Rémy Cointreau (-7,80% à 66,38 Euros) : les marges ont bien tenu au premier semestre fiscal, mais la société s'attend à une seconde moitié d'exercice plus compliquée, notamment parce que le marché chinois n'a pas fini de résorber son surstockage. La direction table sur une "baisse significative à deux chiffres" pour le résultat opérationnel courant annuel. Le groupe, qui avait déjà publié au terme de son premier semestre fiscal un chiffre d'affaires de 558 millions d'euros, a dévoilé ce matin ses résultats de la période, soit un résultat opérationnel courant de 132,7 millions d'euros et un bénéfice net ajusté de 85,5 millions d'euros. La marge opérationnelle courante s'établit à 23,8% contre 23,7% un an avant. La moyenne des attentes de 7 analystes fournie par un bureau d'études ressortait à 127 millions d'euros de résultat opérationnel et 78,5 millions d'euros de revenus. Il faut noter que le bénéfice net part du groupe, intégrant les éléments exceptionnels, baisse de -20% à 69,3 millions d'euros. Le management pronostique une conjoncture moins favorable au second semestre fiscal, à cause d'un environnement incertain en Europe et de net ralentissement en Chine, où le marché reste confronté au niveau de stocks élevé dans la distribution et de visibilité faible sur l'évolution à court terme dans le pays. Le résultat opérationnel courant de l'exercice devrait ainsi enregistrer une "baisse significative à deux chiffres". Le groupe reste cependant confiant à moyen et long terme sur l'Asie et, sur la Chine en particulier, son potentiel de développement reste intact.

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  • mlemonn4 le mardi 26 nov 2013 à 14:30

    Pour habiller les bilans des institutions financières, ils vont bien nous maintenir sans problème la bourse à 4.300 voir 4.400! comme il n'y a personne, c'est d'autant plus facile à faire et contrôler.