Cabu en 2012 : "Il y a des risques, et nous les prenons"

le
0
Cabu ici en 2008, mort le 7 janvier 2015 sous les balles de terroristes au cri de On a vengé le prophète Mahomet!, On a tué Charlie Hebdo!.
Cabu ici en 2008, mort le 7 janvier 2015 sous les balles de terroristes au cri de On a vengé le prophète Mahomet!, On a tué Charlie Hebdo!.

En 2012, Cabu avait répondu aux questions du Point, peu après l'attaque au cocktail Molotov qui avait touché la rédaction de Charlie Hebdo, à la suite de la publication du numéro spécial "Charia Hebdo". >> Lire aussi Charlie Hebdo : que sait-on des agresseurs ?"Certains interdits ont disparu. Avant Sarkozy, on parlait très peu de la vie privée des politiques, contrairement à ce qui se passait dans la presse anglo-saxonne. Mais lui l'a tellement mise en scène que maintenant, on se l'interdit moins. Maintenant, c'est sur la place publique - et avec DSK, on en a bien profité.... L'armée est moins présente depuis que la conscription n'est plus obligatoire, donc on l'attaque moins.TabouMais c'est la religion qui a toujours été un grand tabou. Sauf qu'aujourd'hui, ce sont les religions. Les extrémismes, les intégrismes émergent dans tous les monothéismes. Et donc chez les musulmans, parce qu'il s'agit d'une religion en expansion qui vient d'une culture où la caricature n'existe pas. En France, depuis 1905, nous avons toujours eu la liberté de critiquer toutes les religions. Il n'existe pas de délit de blasphème - ce qui plairait aux fondamentalistes catholiques comme musulmans. Les tribunaux français reconnaissent le droit à la caricature. À Charlie Hebdo, nous sommes une bande d'athées. On respecte les croyances, mais on attaque les fanatiques. J'avais d'ailleurs titré l'un de mes dessins :...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant