Cabinets ministériels : les bons et les mauvais élèves

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Le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Économie Emmanuel Macron à la sortie du conseil des ministres, le 29 octobre 2014.
Le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Économie Emmanuel Macron à la sortie du conseil des ministres, le 29 octobre 2014.

« Des efforts ont été faits. Mais le gouvernement peut mieux faire. » René Dosière distribue les bons et les mauvais points à l'équipe de Manuel Valls. Comme chaque année, le député socialiste de l'Aisne, observateur scrupuleux des dépenses de l'exécutif, a épluché les documents annexes au projet de loi de finances 2016relatifs aux « personnels affectés dans les cabinets ministériels ». Objectif de la man?uvre : « vérifier si la réduction du train de vie affichée lors du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault se poursuit dans la durée ». Le prédécesseur de Manuel Valls s'était engagé après son arrivée à Matignon, en 2012, à limiter le nombre de conseillers par cabinet à 10 pour les secrétaires d'État et à 15 pour les ministres.

Trois ans plus tard, seuls 18 ministres sur 33 respectent ces quotas, relève René Dosière. « Une absence de rigueur qui annule les efforts des ministères les plus rigoureux », regrette le député. Au total, les effectifs des cabinets passent de 450 à 485, entre août 2014 et août 2015. Soit une augmentation de 7,7 %.

« Un léger effort » a en revanche été fait en matière de rémunération des collaborateurs, salue René Dosière. En 2014, le député s'était offusqué de voir le salaire moyen des conseillers ministériels augmenter de 4,7 %. « Une hausse choquante alors que le gouvernement impose aux Français des efforts de...

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