Ça tangue pour Theresa May

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Ça tangue pour Theresa May
Ça tangue pour Theresa May

La première ministre britannique se trouve dans une position délicate. Coincée entre les partisans d'un Brexit dur ou plus doux au sein de sa majorité, elle doit aussi faire face à une Europe exigeante lors d'une nouvelle session de discussion cette semaine. Theresa May semble vaciller au moindre souffle. Mercredi dernier, la chef du gouvernement a manqué de s'étouffer sur son estrade. Elle venait vanter le « rêve britannique » pour regagner le coeur des jeunes en clôture de la conférence annuelle du Parti conservateur. La Première ministre a dû faire face à un plaisantin venu lui remettre sur scène un faux avis de licenciement. Les lettres du slogan conservateur sont ensuite tombées une à une derrière Theresa May, qui a perdu sa voix dans d'interminables quintes de toux.

 

Il n'en fallait pas plus pour libérer la fronde des parlementaires conservateurs contre cette Première ministre, fragilisée par la perte de sa majorité absolue en juin. Les rebelles ont échoué à rassembler les 48 soutiens nécessaires pour provoquer une élection interne. Mais les rivalités et les ambitions persistent, au sein même de la majorité.

 

Les discussions avec Bruxelles risquent de continuer à piétiner

 

Leur incarnation ? Boris Johnson. Le charismatique ministre des Affaires étrangères de Theresa May séduit les partisans d'une coupure nette avec l'Union européenne, bien différente de la transition douce défendue par le ministre de l'Economie, Philip Hammond. Boris Johnson veut laisser, dit-il, « rugir le lion britannique ». Pour cela, cet ancien favori pour le 10 Downing Street sort les griffes au risque de blesser sa supérieure. Johnson expose régulièrement ses vues très tranchées sur le Brexit, qui ne relève pas de ses attributions.

 

« Pour Boris, tout tourne autour de Boris, confie, agacée, la députée conservatrice Anna Soubry. En tant que ministre des Affaires étrangères, il me fait honte. » Agacement ...

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