Ça roule enfin pour Rolán

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Porté disparu depuis plusieurs semaines, Diego Rolán est sur une bonne série. Un but de dingo contre Lorient, puis deux matchs à jouer pour l'Uruguay sans Cavani, touché à la cuisse, et la saison du Bordelais est peut-être enfin en train de démarrer.

" Je me sens bien. " Une déclaration en forme de slogan publicitaire pour des yaourts au bifidus actif, mais que Diego Rolán peut se permettre. Juste avant de recevoir Nancy, fin octobre, l'attaquant bordelais profitait d'une interview sur le site officiel de son club pour se confier à propos de son bonheur du moment. Et pourtant, il sortait d'un match lors duquel il avait été peu à son avantage face à Rennes, mais Rolán avait une bonne excuse : il avait laissé un peu d'énergie avec sa sélection. Car oui, Diego Rolán, attaquant de Ligue 1 lambda pour pas mal d'observateurs, anime à ses heures perdues l'attaque uruguayenne. Entre Edinson Cavani et Luis Suárez, qui ne soupçonne sans doute pas l'existence d'une ville nommée Bordeaux sur la mappemonde. Deux semaines après son " Je me sens bien ", le 5 novembre, Rolán montrait que s'il n'avait pas un nom aussi ronflant que celui du taulier de Barcelone, il savait aussi se faire plaisir et envoyer quelques bonbons pour les compilations. Face à Lorient, alors que le score était bloqué à un partout, il réceptionne un centre de Sabaly au niveau du point de penalty et envoie un retourné acrobatique dans la lucarne. Sur sa ligne, Benjamin Lecomte regarde le ballon passer sans bouger un cil. Comme un basketteur qui se fait dunker dessus un peu brutalement, le voilà postérisé. Rolán, lui, plante son troisième but de la saison, et se relance après une série blanche du genre de celles qui brisent la confiance de n'importe quel attaquant.

Vaches maigres


Et ce n'était pas la première fois que l'Uruguayen connaissait des galères cette saison. Au mois de septembre, il s'était déjà cramé tout seul en envoyant un sale tacle à Pierrick Capelle lors de la défaite de Bordeaux face à Angers au Matmut Atlantique. Le verdict avait été sans appel, carton rouge, deux matchs de suspension, malgré un tweet posté par Rolán lui-même, censé calmer les esprits de tout le monde : " Mes excuses à Pierrick Capelle et mes félicitations à l'arbitre. Bonne nuit. " La politique du " circulez, y a rien à voir ", appuyée par coach Jocelyn Gourvennec lui-même, qui s'était immédiatement mué en avocat

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