Ça fait quoi, de jouer deux fois la même équipe ?

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Ça fait quoi, de jouer deux fois la même équipe ?
Ça fait quoi, de jouer deux fois la même équipe ?

Ce mercredi soir, Toulouse et Bordeaux croiseront le fer pour la première fois de la semaine, en Coupe de la Ligue, avant de se retrouver ce week-end en championnat. La double confrontation en moins d'une semaine dans deux compétitions différentes, un fruit du hasard pas si facile à gérer.
« C'est surtout très important. Un derby, c'est important pour le club, les supporters, les joueurs. » Visiblement, Alain Casanova avait préparé cette question à l'avance. Le hasard du calendrier lui a permis de prévoir. Et quand il y a calcul au pays du rugby, il y a souvent dégagement en touche : « Ces deux matchs n'ont rien à voir. On s'y prépare différemment. Le match en Coupe, c'est un combat de boxe. À la fin, il y aura un vainqueur. » Pour continuer ce raisonnement : le championnat, c'est un marathon. Si l'on en croit Casanova, les deux matchs ne sont donc pas liés. Sportivement, d'accord (et encore), mais psychologiquement, certainement pas. Ce soir, Bordelais et Toulousains ne boycotteront ce match pour rien au monde. Le plus important des deux, c'est donc celui de ce soir, car, pour les deux clubs du Sud-Ouest, il y a un objectif Coupe. Willy Sagnol ne s'en cache pas : « Cette compétition fait partie de nos objectifs, c'est le chemin le plus court pour l'Europe. Nous mettrons la meilleure équipe possible à Toulouse. » En fait, ce qu'ils veulent dire, c'est qu'il faut prendre les matchs les uns après les autres. La Coupe de la Ligue c'est primordial, on parlera du match de championnat plus tard. Chassez la syntaxe naturelle, elle revient au galop. Quand on joue deux fois la même équipe en une semaine, on n'en parle jamais avant, un peu entre, et après si vous le voulez bien. La stratégie de la prise de risque minimale. Mais bien sûr que ça change quelque chose de jouer la même équipe deux fois à si peu d'intervalle. Alors quoi exactement ?
2011 et ses quatre Clásicos
En fait, ce qu'il convient de savoir, c'est si le match « aller » peut influencer le « retour ». Encore plus à quelques jours d'intervalle. Faut-il faire l'impasse sur l'un pour mieux réussir l'autre ? Là encore, c'est une évidence. Même si les entraîneurs préfèrent généralement contourner la question, les premiers affrontements jouent forcément sur les suivants. Pour cela, il suffit de revenir en 2011, à ces fameux 4 Clásicos en 2 semaines. Le premier acte a lieu 6 mois auparavant : en essayant de jouer au match aller, le Real se prend une manita. Au retour, Mourinho, vexé, aligne une équipe de bourrins et accroche le nul. Pareil pour la finale de la Coupe du Roi où ce revirement de stratégie fonctionne encore mieux, puisque le Real soulève le trophée. Viennent alors les deux...

« C'est surtout très important. Un derby, c'est important pour le club, les supporters, les joueurs. » Visiblement, Alain Casanova avait préparé cette question à l'avance. Le hasard du calendrier lui a permis de prévoir. Et quand il y a calcul au pays du rugby, il y a souvent dégagement en touche : « Ces deux matchs n'ont rien à voir. On s'y prépare différemment. Le match en Coupe, c'est un combat de boxe. À la fin, il y aura un vainqueur. » Pour continuer ce raisonnement : le championnat, c'est un marathon. Si l'on en croit Casanova, les deux matchs ne sont donc pas liés. Sportivement, d'accord (et encore), mais psychologiquement, certainement pas. Ce soir, Bordelais et Toulousains ne boycotteront ce match pour rien au monde. Le plus important des deux, c'est donc celui de ce soir, car, pour les deux clubs du Sud-Ouest, il y a un objectif Coupe. Willy Sagnol ne s'en cache pas : « Cette compétition fait partie de nos objectifs, c'est le chemin le plus court pour l'Europe. Nous mettrons la meilleure équipe possible à Toulouse. » En fait, ce qu'ils veulent dire, c'est qu'il faut prendre les matchs les uns après les autres. La Coupe de la Ligue c'est primordial, on parlera du match de championnat plus tard. Chassez la syntaxe naturelle, elle revient au galop. Quand on joue deux fois la même équipe en une semaine, on n'en parle jamais avant, un peu entre, et après si vous le voulez bien. La stratégie de la prise de risque minimale. Mais bien sûr que ça change quelque chose de jouer la même équipe deux fois à si peu d'intervalle. Alors quoi exactement ?
2011 et ses quatre Clásicos
En fait, ce qu'il convient de savoir, c'est si le match « aller » peut influencer le « retour ». Encore plus à quelques jours d'intervalle. Faut-il faire l'impasse sur l'un pour mieux réussir l'autre ? Là encore, c'est une évidence. Même si les entraîneurs préfèrent généralement contourner la question, les premiers affrontements jouent forcément sur les suivants. Pour cela, il suffit de revenir en 2011, à ces fameux 4 Clásicos en 2 semaines. Le premier acte a lieu 6 mois auparavant : en essayant de jouer au match aller, le Real se prend une manita. Au retour, Mourinho, vexé, aligne une équipe de bourrins et accroche le nul. Pareil pour la finale de la Coupe du Roi où ce revirement de stratégie fonctionne encore mieux, puisque le Real soulève le trophée. Viennent alors les deux...

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