C1 - PSG : Paris est bien favori, mais il part dans l'inconnu

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C1 - PSG : Paris est bien favori, mais il part dans l'inconnu
C1 - PSG : Paris est bien favori, mais il part dans l'inconnu

Avec Arsenal, le FC Bâle et le PFC Ludogorets, le PSG aborde son groupe de Ligue des Champions avec un statut de favori dans la quête de la première place. Il aura surtout droit à trois affrontements inédits dans son histoire en C1, sans avoir vraiment de raison de les craindre.

  • Arsenal, la dynamique inverse

MC Solaar le clamait il y a bientôt vingt ans : « Les temps changent ». Le rappeur français pourrait ressortir sa maxime pour évoquer la confrontation à venir entre le PSG et Arsenal, grandissimes favoris du groupe A. Avant le rachat du club parisien par QSI en 2011, il aurait été bien compliqué d’envisager un duel entre les deux équipes dont le quadruple champion de France partirait avec les faveurs des pronostics. Ce sera le cas cette saison, pour leur premier affrontement en Ligue des Champions, tant le PSG a pris une autre dimension quand les Gunners ont reculé dans la hiérarchie anglaise et européenne au fil des années. Ils en sont à dix-huit participations consécutives à la C1, ont toujours franchi la phase de groupes depuis 1999, mais n’ont plus dépassé les huitièmes de finale depuis dix ans. Une éternité pour les Londoniens, encore discrets sur le marché des transferts et auteurs d’un début de championnat plus que mitigé (un point en deux rencontres). Arsenal part clairement avec une longueur de retard sur le PSG sur le papier. Attention néanmoins : le club managé par Arsène Wenger l’avait sorti en demi-finale de la Coupe des Coupes 1993-94 et tient en Olivier Giroud un attaquant en réussite face aux Parisiens (trois buts lors de ses quatre derniers matchs toutes compétitions confondues). Suffisant pour faire trembler les hommes d’Unai Emery dans la course à la première place ? Peut-être pas.
  • FC Bâle, le poil à gratter

Jamais le PSG n’a affronté une équipe suisse dans son histoire européenne. Il aura droit à une grande première cette saison avec le FC Bâle, habitué à bien figurer dans les compétitions continentales au XXIeme siècle. Sur les cinq dernières saisons, le club suisse cumule deux huitièmes de Ligue des Champions et une demi-finale de Ligue Europa. A ne pas prendre à la légère donc, tant son expérience et son vécu à ce niveau de la compétition lui ouvrent le champ des possibles, surtout dans un Parc Saint-Jacques incandescent dans les grandes soirées européennes. Il en avait vécu une la saison passée contre Saint-Etienne, en arrachant sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa dans les arrêts de jeu. Les Bâlois réussissent bien contre les clubs français, avec une seule défaite lors de leurs huit dernières confrontations. Mais la formation entraînée avec Urs Fischer, qui dispose de fins connaisseurs du haut niveau (Seydou Doumbia, Marc Janko, Matias Delgado), manque a priori d’arguments pour faire le match avec le PSG sur 90 minutes. Surtout que les Parisiens ont pris le pli depuis leur retour en C1 de ne pas faire de faux-pas contre les équipes à leur portée. Une coutume à entretenir.
  • PFC Ludogorets, la touche d’exotisme

Le PSG a rendez-vous avec un pan de son histoire à Razgrad, ville où évolue le PFC Ludogorets. Son seul affrontement avec une équipe bulgare remonte à la saison 1982-83 et un premier tour de Coupe des Coupes contre le Lokomotiv Sofia, remporté par la troupe de Dominique Bathenay (0-1, 5-1). C’étaient alors les grands débuts européens d’un club qui avait à peine dix ans d’existence. Il partira ainsi en pèlerinage dans une Bulgarie qui a perdu de sa superbe footballistique depuis l’arrêt Bosman. Son meilleur représentant du moment, c’est le PFC Ludogorets, quintuple champion en titre. Son unique point commun avec le PSG : c’est un rachat qui a fait basculer son destin. L’homme d’affaires Kiril Domuschiev l’a repris en 2010 et y a investi massivement depuis. Le club n’avait jamais connu la première division avant lui, il en a fait le patron incontesté du pays. Avec Claudiu Keseru dans ses rangs, les « fous de la foret », traduction littérale de Ludogorets, sont sur le pont depuis le deuxième tour préliminaire. Ils ont éliminé successivement le Mladost Podgorica, l’Etoile Rouge de Belgrade et le Victoria Plzen pour se qualifier pour la phase de groupes de la Ligue des Champions pour la deuxième fois de leur histoire. La première, en 2014-15, ça s’était soldé sur une élimination avec les honneurs et quatre points au compteur, dans un groupe où il y avait Bâle (déjà), le Real Madrid et Liverpool, qui avait concédé le nul en Bulgarie (2-2). Une référence pour l’un des Petits Poucets de cette édition de la C1.
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