C1 - PSG : Meunier avait un message pour Aurier

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C1 - PSG : Meunier avait un message pour Aurier
C1 - PSG : Meunier avait un message pour Aurier

Thomas Meunier a réalisé mercredi contre le FC Bâle (1-2) son match le plus abouti sous le maillot du PSG et couronné sa prestation du but de la victoire, avec une somptueuse volée. Pendant que Serge Aurier soigne sa cheville, l’international belge marque de points et pourrait redistribuer les cartes.

Thomas Meunier ne pouvait rêver plus beaux débuts en Ligue des Champions. Il avait six minutes d’expérience dans la compétition, toutes contre Arsenal lors de la première journée (1-1), avant sa titularisation mardi sur le terrain du FC Bâle (1-2). Et un bonheur ne venant jamais seul, il a claqué le but de la victoire d’une délicieuse volée du droit depuis l’extérieur de la surface, le tout au bout du temps réglementaire. « Thomas met un superbe but, c'est bon pour la suite », s’est félicité Blaise Matuidi au micro de beIN Sports après la rencontre. C’est surtout bon pour le principal intéressé, auteur en Suisse de son match le plus consistant sous le maillot du PSG. Déjà intéressant à Lille vendredi dernier (0-1), le latéral international belge (25 ans, 13 sélections) a encore franchi un cap mardi et marque des points dans l’esprit d’Unai Emery. Pendant ce temps-là, Serge Aurier était resté à Paris pour soigner une cheville endolorie. Mais il sait que la concurrence à son poste s’est densifiée.

Un bon Euro balayé par une action

Parce que jusqu’à maintenant, Meunier n’avait pas réussi à exprimer pleinement son potentiel. Le transfuge de Bruges, arrivé à Paris début juillet contre un chèque de sept millions d’euros, avait payé une préparation tronquée par son Euro, où il avait étalé bien des qualités. Mais ça, c’était avant qu’Hal Robson-Kanu ne le mette dans le vent d’un dribble venu d’ailleurs lors du quart de finale contre le pays de Galles (1-3). Cette image avait balayé tout le reste et mis en évidence ses absences défensives, encore observées lors de sa première titularisation en L1, contre Saint-Etienne début septembre (1-1), où son erreur d’appréciation avait permis à Robert Beric d’égaliser. Il devait depuis se contenter des miettes laissées par Emery et Aurier, au gré des blessures ou des méformes de l’Ivoirien (sept apparitions en championnat). Meunier en avait par exemple profité pour se montrer à son avantage à Caen (0-6), avec une passe décisive pour Edinson Cavani. Mais le quadruplé de l’Uruguayen et la faiblesse de l’adversité ne lui avaient pas permis d’attirer la lumière.

Meunier : « C'est un très joli moment, ça restera dans mes souvenirs »

Le bijou déposé dans la lucarne de Tomas Vaclik mardi change la donne et ne sortira pas de sitôt de la mémoire de Meunier. « J'ai marqué un superbe but mais cinq minutes avant, je devais la mettre aussi sur corner, a tempéré le principal intéressé pour beIN Sports. Je me suis bien rattrapé. Je suis heureux pour l'équipe. Ce qui est à souligner, c'est la passe d'Adrien (Rabiot), parce qu'il y avait beaucoup de monde dans la surface. Il m'a vu, seul. J'étais obligé de la tenter, sinon j'aurais regardé l'action. C'est un très joli moment, ça restera dans mes souvenirs. » Surtout que sa prestation ne se résume pas à ce but, sans lequel le PSG ne serait plus au contact d’Arsenal en tête du groupe A. Avant de délivrer les siens, le natif de Sainte-Ode avait enchaîné les allers-retours dans son couloir, avec autant d’envie que de brio. A chaque débordement, il apportait le danger et mettait au supplice son adversaire direct.

Aussi entreprenant offensivement que solide défensivement

Meunier avait mené un modèle de contre avec la complicité d’Angel Di Maria, mais son centre pour Edinson Cavani était trop haut de quelques centimètres (15eme). Il avait ensuite donné une passe décisive aussi chanceuse que la talonnade de Matuidi sur l’ouverture du score parisienne (0-1, 43eme). En début de seconde période, c’est encore l’ancien de Virton qui avait obtenu l’occasion de faire le break, mais son tir de l’extérieur du droit était trop mou (51eme). Avec son activité débordante, qui ne s’est pas exprimé au détriment de sa solidité défensive, limitant l’influence de Renato Steffen et de Birkir Bjarnason, il a presque fait oublier qu’il y avait de l’autre côté Layvin Kurzama. C’est dire la qualité de la copie rendue. « Ça n'a pas été évident de trouver des solutions, surtout dans l'axe. On a dû écarter le bloc, ce qui a créé des espaces sur les côtés, a expliqué Meunier. J'ai fait deux ou trois montées en première période, mais tout le monde a travaillé en pensant à l'équipe. » Une équipe dans laquelle il trouve sa place au fil des semaines. De là à bouleverser la hiérarchie avec Aurier, pas encore. Mais il y a au moins matière à débat désormais. A voir aussi : >>> Le calendrier de la Ligue des Champions >>> L'actualité du PSG
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