C1 / PSG-Bâle : Tout sauf une formalité pour Paris

le , mis à jour à 17:40
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C1 / PSG-Bâle : Tout sauf une formalité pour Paris
C1 / PSG-Bâle : Tout sauf une formalité pour Paris

Encore en rodage, le PSG n’a que rarement de la marge sur ses adversaires depuis le début de la saison. Ce pourrait être encore le cas mercredi contre le FC Bâle (20h45), un match qui a tout du piège contre un visiteur qui sait y faire sur la scène européenne.

Le PSG a adopté la posture du président normal. Il n’est plus cet implacable patron du football français, qui occupait tout l’espace médiatique et qui laissait seulement des miettes à ses adversaires sportivement. Le club de la Capitale a maintenant ses limites et ses failles, comme tous ses contemporains en L1. Il apparait humanisé, presque démystifié, sous l’effet conjugué du départ de Zlatan Ibrahimovic pendant l’été et de la période de transition en cours, sur le terrain comme en dehors. Samedi dernier à Nancy (1-2), il a réussi à se faire peur chez un promu, alors que le match semblait plié après vingt minutes de jeu à peine. Il souffre quasiment à chaque sortie, se fait des frayeurs dont il ne se souvenait plus. Les Parisiens n’étaient plus habitués à cela, leurs adversaires non plus. Cette porte ouverte en France, symbolisée par les deux défaites déjà concédées en L1 (3-1 à Monaco et 2-0 à Toulouse), l’est aussi en Ligue des Champions.

Emery a croisé Bâle en mars

A une époque pas si lointaine, la réception du FC Bâle mercredi au Parc des Princes (20h45) aurait eu des airs de formalité, d’un pas supplémentaire vers une inéluctable qualification pour les huitièmes de finale. Même le discours d’Unai Emery mardi en conférence de presse aurait ressemblé à de la diplomatie pour ne froisser personne : « Le FC Bâle a beaucoup de joueurs d'expérience. Ils ont des internationaux, c'est une équipe qui est très compétitive. Ils sont habitués à gagner et ils sont premiers dans leur championnat. » Sauf que l’entraîneur du PSG sait mieux que quiconque au club la valeur à ne pas négliger de son prochain adversaire. Parce que le technicien basque s’y était frotté en mars dernier en Ligue Europa et que « son » FC Séville n’avait fait exploser les Suisses qu’au bout de 125 minutes de double confrontation en huitième de finale (0-0, 3-0). Parce qu’Emery connait bien la valeur de l’« autre » Coupe d’Europe, dont il est triple tenant du titre. Bâle en a atteint les demi-finales en 2012-13, les quarts la saison suivante.

Des exploits récents pour Bâle

Et encore, c’était quand le club suisse ne réalisait pas un exploit pendant la phase de groupes de la Ligue des Champions. Il y a deux ans, il avait sorti Liverpool avec une victoire à domicile (1-0) et un nul à Anfield lors de la dernière journée (1-1). Il avait fait le même coup à Manchester United en 2011-12 (3-3 à Old Trafford, 2-1 au Parc Saint-Jacques). Souvent verni lors du tirage au sort depuis son retour en C1, le PSG a rarement croisé une équipe si régulière sur la scène européenne dès la phase de groupes. Il y avait bien le Shakhtar Donetsk et son quart de Ligue des Champions en 2011, mais les Ukrainiens avaient été trop rapidement punis à domicile la saison passée pour faire trembler les Parisiens (0-3). Vingt minutes et le PSG menait déjà 0-2 à Lviv. En ce temps-là, cela lui suffisait à passer une soirée tranquille, même chez un adversaire taillé pour le titiller.

PSG : Une seule défaite européenne à domicile en dix ans

Le Dynamo Kiev, l’Olympiakos, l’Ajax Amsterdam : tous ses clubs que le PSG a croisé et qui devaient le bousculer n’avaient pas les références européennes de Bâle depuis cinq ans. Le large leader du championnat de Suisse, qui en est à dix victoires et un nul dans ses contrées cette saison, ne cache pas ses ambitions de venir à Paris pour y réaliser un gros coup. Un nul et la troupe d’Emery se placerait en ballotage défavorable pour la quête de la première place du groupe A, si importante pour les huitièmes de finale. Une défaite et elle jouerait son avenir européen dans deux semaines à Bâle, là où aucun grand club ne se balade. Le Real Madrid y avait souffert il y a deux ans (0-1) et le Bayern Munich s’y était incliné la saison d’avant (1-0). Dans un Parc où il n’a perdu qu’un seul match européen en dix ans, le PSG n’aura pas le droit à l’erreur. Malgré ses limites et ses failles du moment. Au risque de les exposer au grand jour et d’en payer le prix fort. A voir aussi : >>> Le calendrier de la Ligue des Champions >>> L'actualité du PSG
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