C1 - OL : Le temps des excuses est révolu

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C1 - OL : Le temps des excuses est révolu
C1 - OL : Le temps des excuses est révolu

En s’inclinant chez le FC Séville mardi (1-0), Lyon s’est placé en ballottage défavorable en Ligue des Champions et a confirmé sa difficulté à tenir la distance sur la durée d’un match. Une défaite qui place déjà l’OL dans une situation d’urgence.

« Il va falloir se poser les bonnes questions parce que sur ce début de saison, on perd quand même beaucoup de matchs. » La réflexion de Maxime Gonalons au micro de beIN Sports après la défaite de Lyon chez le FC Séville mardi en Ligue des Champions (1-0) était pleine de bon sens. Avec cinq défaites sur dix rencontres officielles depuis le début de la saison, l’OL réalise son pire départ au XXIeme siècle. Bien évidemment, rien n’est perdu pour les Gones, tant en L1 qu’en C1, où leur victoire inaugurale contre le Dinamo Zagreb (3-0) les maintient dans la course à la qualification dans le groupe H. Sauf qu’ils y sont désormais en ballottage défavorable avant une double confrontation avec la Juventus Turin, vice-championne d’Europe en 2015. Alors les Lyonnais ne doivent plus se cacher et assumer les conséquences d’un départ bien loin de leurs ambitions initiales. Parce qu’ils ont beau bénéficié de circonstances atténuantes, entre une infirmerie bien pleine (Alexandre Lacazette, Rafael, Christophe Jallet, Clément Grenier) et un manque de réussite flagrant (23 montants touchés en L1 depuis la saison dernière, deux à Séville mardi), elles n’expliquent pas tout.

Genesio : « On n’arrive pas à gérer nos temps forts »

Même si Bruno Genesio attribue en partie la baisse de régime en Andalousie à la contrainte pour « certains joueurs d’enchaîner les matchs tous les trois jours depuis un mois », elle ne date pas d’hier. Au sens propre comme au sens figuré. « C’est un mal récurrent, a regretté Maxime Gonalons dans la zone mixte de Sanchez-Pizjuan mardi. On fait une bonne première période, on se crée des situations, on les met en difficulté, et plus grand-chose en deuxième. Pourquoi, c’est difficile de le dire à chaud. Mais il faut vraiment qu’on progresse dans ce domaine d’un point de vue collectif. On a un peu lâché, on s’est dispersé et face à des équipes comme le FC Séville, ça devient trop facile pour elles. » « On n’arrive pas à gérer nos temps forts et nos temps faibles, à marquer ou à laisser passer l’orage, a synthétisé Genesio. C’est très frustrant. » D’autant que reviennent en tête les mauvais souvenirs des défaites à Dijon (4-2) ou à Lorient (1-0) en L1. A chaque fois, les Lyonnais avaient plongé après la pause en ayant outrageusement dominé le premier acte. Un essoufflement tout aussi flagrant lors de la claque reçue à domicile contre Bordeaux début septembre (1-3).

Les attaquants livrés à eux-mêmes

Avec son 3-5-1-1, Genesio pensait bien avoir trouvé la solution miracle pour s’adapter à son effectif brinquebalant et aux pépins physiques en série. Mais le succès face au Dinamo Zagreb lors de l’inauguration de ce système pouvait tout aussi bien n’être qu’un trompe-l’œil, à voir la facilité avec laquelle la Juventus s’est imposée chez le champion de Croatie mardi (0-4). Plus qu’il n’a redonné de la solidité au bloc défensif, il l’a fragilisé à la perte du ballon et l’a exposé aux attaques rapides adverses. Il a sorti Mapou Yanga-Mbiwa de la zone de confort qu’il avait tout juste trouvé à l’OL, éclairé le déficit de confiance de Nicolas Nkoulou ou les approximations de Jérémy Morel et affiché les limites défensives de Maciej Rybus. Jordy Gaspar n’a pas démérité pour sa première en pro mardi, mais il n’a pas tenu la distance, comme tous ses coéquipiers avec lui. Le dispositif avec seulement deux joueurs offensifs au coup d’envoi laisse aussi les attaquants livrés à eux-mêmes dans la surface adverse. Ça n’empêche pas l’OL de se créer des opportunités et de pécher dans la finition, secteur dans lequel l’absence de Lacazette pèse de tout son poids.

Gonalons : « On peut être inquiets »

Un gâchis qui s’explique en partie par les efforts à fournir pour obtenir des occasions en raison d’une présence limitée dans la surface adverse. Excellent en première période, Nabil Fekir s’est souvent démené tout seul pour se mettre en position de tir. Ce qui justifie son influence déclinante au retour des vestiaires. Balle au pied, mais pas seulement, comme l’a sous-entendu Gonalons après le match. « On peut être inquiets, parce que ce sont des erreurs qui se répètent. (…) Il faut qu’on fasse plus les efforts ensemble. Le football est un sport collectif. A partir du moment où il y a une ou deux individualités qui lâchent, comme on l’a senti en deuxième période, on a pris des vagues et ça devient difficile à défendre. Il faut être réaliste, se remettre en question individuellement et collectivement. » « On va discuter, on va regarder la vidéo, mais on a besoin de changer des choses, parce qu’on doit réussir 90 minutes sur le tempo de la première période », a enchaîné Sergi Darder. L’OL serait bien inspiré de le faire dès dimanche lors du derby contre Saint-Etienne (20h45). Sans ça, la trêve internationale pourrait s’accompagner d’un lourd parfum de crise. A voir aussi : > Toute l'actualité de l'OL > Toute l'actualité des Coupes d'Europe
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