C1 - Lyon / Jean-Michel Aulas : « La Juventus parait être un Himalaya »

le
0
C1 - Lyon / Jean-Michel Aulas : « La Juventus parait être un Himalaya »
C1 - Lyon / Jean-Michel Aulas : « La Juventus parait être un Himalaya »

Jean-Michel Aulas attend beaucoup du déplacement de l’OL à Turin ce mercredi soir en Ligue des Champions. Le président lyonnais, chahuté sur d’autres fronts, sait que son équipe joue sa survie européenne sur le terrain de la Juventus.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A TURIN Jean-Michel Aulas, comment abordez-vous cette rencontre décisive contre la Juventus Turin pour l’OL en Ligue des Champions mercredi ? Ce sont dans les grandes occasions que se font les grands exploits. On avait l’impression que le match de Toulouse (1-2) était le match de tous les dangers pour l’équipe et elle a su s’en sortir pour prendre trois points nécessaires. On est dans un contexte un peu identique. La Juventus parait être un Himalaya absolument inatteignable, mais quand on peut rivaliser avec la meilleure équipe à domicile du championnat, surpuissante comme Toulouse, on peut peut-être aller taquiner ce que se fait de mieux dans le football. Il faut qu’on prenne au moins un point pour ensuite faire carton plein. On espère disputer une finale contre Séville au Parc OL lors du dernier match. Même si les espérances sont quelques fois vaines ou insensées, je pense que les joueurs en sont capables. Croyez-vous vraiment à l’exploit de l’OL ? Si vous regardez des matchs de tennis, vous savez que, progressivement, le joueur le plus faible hausse son niveau contre le joueur le plus fort. On est exactement dans la même situation. Si on veut grandir, on doit être capable de battre cette Juventus. Ils savent qu’au match aller, on les a accrochés et que, sans un énorme Buffon, on aurait dû gagner ce match. J’espère que les dieux seront avec nous et que les joueurs auront une détermination incroyable.

Aulas : « Moi aussi, j’ai envie de tout lâcher parfois »

En ce moment, on a l’impression que vous êtes un peu en mode seul contre tous avec les supporters… C’est vraiment une imposture de dire cela. J’ai répondu à quelqu’un qui s’appropriait le droit de représenter les supporters alors qu’il n’avait que neuf abonnés sur Twitter… Il se prenait pour ce qu’il n’était pas. J’ai des milliers d’appels directs, de contacts avec le terrain, qui montrent que la quasi-totalité des supporters est derrière leur club. Des fois, c’est normal d’avoir du dépit. Moi aussi après des défaites, j’ai envie de tout lâcher parfois. Evidemment ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. C’est un peu la même situation à la LFP, où vous êtes esseulé… Cela me fait rire. Dans un dossier dans France Football, on interroge le représentant d’Ajaccio et le représentant de Clermont. Je le disais en rigolant, mais ils n’auront jamais la possibilité de venir jouer contre la Juventus alors que cela doit être mon 170e match de coupe d’Europe… Je souris quand je vois cela. C’est un peu la lutte des classes, c’est quelque fois un peu n’importe quoi. Mais on est dans un système où ce n’est pas la lutte des classes qui régit les droits télé et les recettes des grands clubs. A l’OL, je sais où on va. On y va quelques fois avec des accrocs et j’en suis le premier malade. Mais ce ne sont pas quelques remarques non justifiées qui vont me mettre en dehors de cette trajectoire bien pensée. A voir aussi : >>> L'actualité de la Ligue des Champions >>> L'actualité de l'OL
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant