C1 (J3) / PSG-Bâle : Un réveil aux Ultras-sons

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C1 (J3) / PSG-Bâle : Un réveil aux Ultras-sons
C1 (J3) / PSG-Bâle : Un réveil aux Ultras-sons

Pour la première soirée européenne depuis leur retour au Parc des Princes, les Ultras parisiens ont joué un rôle plus important qu’ils n’imaginaient mercredi contre le FC Bâle (3-0). Un match qui montre en quoi leur présence change la donne sur le terrain.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES Les représentants du Collectif Ultras Paris sont restés de longues minutes dans le Parc des Princes, sans chanter pour autant. Ils voulaient seulement savourer, goûter ce retour qui s’est prolongé mercredi contre le FC Bâle en Ligue des Champions (3-0) après avoir longtemps menacé de n’être qu’une expérience sans lendemain. Mais ils ont finalement trouvé au dernier moment un terrain d’entente avec le PSG pour revenir dans des conditions acceptables pour eux, même si manquaient encore à l’appel certains de leurs leaders, comme contre Bordeaux il y a deux semaines (2-0). Et comme contre Bordeaux, le match s’est terminé par un hommage des joueurs, de ceux qu’ils n’offraient qu’au compte-gouttes par le passé. A ce rythme-là, le club pourrait bien faire davantage de concessions à son nouveau public, qui se mélange pour l’instant à celui qui était déjà là depuis cinq ans comme s’il avait toujours été présent.

Des tribunes animées aussi avant le match du PSG

Parce qu’il a suffi d’une soirée européenne pour que les Ultras démontrent tout ce que leur présence pouvait apporter au PSG. Pour son image et pour la destinée sportive d’une équipe qui n’a toujours pas montré des signes évidents de progrès mercredi. A peine une heure avant le coup d’envoi, le Parc des Princes sonnait bien creux quand Michel Montana, le speaker historique du PSG, a pris le micro pour la première fois. Sans la centaine d’Ultras qui avait déjà investi la tribune Auteuil, son « Ici c’est… » aurait résonné dans le vide et n’aurait pas trouvé d’écho auprès des spectateurs. Des tribunes, ça ne s’anime pas que de la première à la 93eme minute. Il y a une phase d’échauffement, calquée sur celle des joueurs. Tous ou presque ont eu le droit à leur chanson et à leurs encouragements personnalisés. Il y a ensuite une montée en puissance, de l’annonce de la composition de l’équipe à l’entrée des deux équipes au son de la musique de la Ligue des Champions. Elle n’existait plus du temps de l’absence des Ultras, elle a repris logiquement sa place mercredi.

Le public au soutien même dans les temps faibles

Puis vient le temps du match, où les supporters ont leur rôle à jouer. L’entame à l’envers du PSG aurait refroidi le Parc ancienne version et douché son enthousiasme inhérent aux soirées européennes. Pas cette fois. Pas avec un capo audible depuis la tribune Borelli et qui entraînait dans son sillage 6 500 voix à l’unisson. Quand Bâle a touché un montant pour la première fois de la soirée, Auteuil a chanté plus fort encore, il a diffusé ce supplément d’âme nécessaire pour se remettre la tête à l’endroit. Un simple clapping pour scander Paris a pris des airs de communion, toute la tribune se joignant aux Ultras dans un même geste et contaminant les secteurs alentour. Le PSG a vécu des belles soirées européennes depuis son retour en Ligue des Champions. Mais jamais dans un match supposément gagné d’avance pour le club de la Capitale. La troupe d’Uni Emery a mis une grosse demi-heure à entrer dans son match. Mais pendant ce temps-là, le public ne l’a jamais lâché, l’a toujours accompagné, est toujours resté au soutien. Quand Lucas lui a fait un appel des mains (36eme), il a répondu avec des hourras puissants.

Al-Khelaïfi en attend « encore plus »

Il y a bien eu des temps faibles, comme il y en a dans tous les stades même les plus bouillants de France ou d’Europe, et des hésitations. Il n’y avait pas de tifo, encore moins de fumigènes, les dirigeants étant prêts à reculer au moindre écart de conduite. Mais contrairement à son équipe, qui avance encore à tâtons, le public a clairement gagné en constance, en consistance. Il y a encore des soucis de synchronisation entre les deux tribunes, Boulogne n’était pas aussi fourni en Ultras que son homologue. Le noyau dur est encore mince pour espérer atteindre le volume sonore des années 1990 ou 2000. Nasser Al-Khelaïfi a lui-même admis en zone mixte qu’il en attendait « encore plus ». Mais les supporters ont redonné vie à un stade qui n’attendait que ça, tant son acoustique est faite pour sublimer les chants. Ceux qui avaient pour cible le rival marseillais donnaient rendez-vous pour le Classique contre l’OM dimanche. Sauf retournement de situation de dernière minute, jamais à exclure dans ce dossier brûlant, les Ultras devraient en être. La dernière fois qu’ils étaient là, tout avait basculé un soir de février 2010, avec la mort de Yann Lorence au bas d’Auteuil et la future mise en place du plan Leproux. Tout un symbole de la nouvelle ère en passe de s’ouvrir. A voir aussi : >>> A défaut d’être brillant, le PSG a été réaliste >>> Paris se cherchait une sentinelle, Rabiot était celle qu’il lui fallait
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