C1 - FC Séville : Nasri est passé de paria à « guide » en un mois

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C1 - FC Séville : Nasri est passé de paria à « guide » en un mois
C1 - FC Séville : Nasri est passé de paria à « guide » en un mois

Auteur de son premier but de la saison samedi contre l’Athletic Bilbao (3-1), Samir Nasri a validé ses débuts convaincants avec le FC Séville. Adoubé par Jorge Sampaoli, qui le considère comme « le guide de l’équipe », le Marseillais revient pourtant de loin après un été difficile à Manchester City.

Voilà un an que Samir Nasri n’a plus disputé un match de Ligue des Champions. Sa dernière apparition dans la compétition remonte à septembre 2015 et à une défaite contre la Juventus Turin (1-2) en ouverture d’une campagne qui mènera Manchester City jusqu’aux demi-finales. Cette longue attente, due avant tout à une blessure aux adducteurs ayant pourri sa saison dernière, devrait prendre fin mardi pour le milieu offensif international français (29 ans, 41 sélections). Selon toute vraisemblance, il devrait être titulaire avec le FC Séville, où il est prêté par les Skyblues, pour la réception de Lyon (20h45). Privé du premier match européen de la saison… face à la Juventus Turin (0-0), en raison d’une infection virale, Nasri est déjà devenu un pion essentiel de l’effectif andalou. Il sort même de sa prestation la plus accomplie depuis son arrivée en Espagne, avec son premier but à la clé, malgré la défaite des siens contre l’Atlhletic Bilbao (3-1). Le tout une semaine après avoir délivré une passe décisive pour Gabriel Mercado sur l’unique but du derby contre le Betis (1-0). Idéal pour se faire adopter par le chaud public de Sanchez-Pizjuan.

Sampaoli : « Il y a très peu de joueurs au monde comme Nasri »

La copie rendue ce week-end lui a attiré les louanges de Jorge Sampaoli, le nouvel entraîneur de Séville. « Nasri a signé un match énorme, à hauteur de ses qualités, et il va nous apporter beaucoup cette saison, avait lâché l’ancien sélectionneur du Chili dans la foulée de la rencontre. Il devient le guide de l'équipe et nous sommes très enthousiastes à l'idée qu'il nous apporte ce plus dont a besoin l'équipe en terme de qualité ». « Guide de l’équipe », l’expression est forte et dit beaucoup de la confiance qu’il place en l’ancien joueur d’Arsenal. Sampaoli a enfoncé le clou lundi en conférence de presse. « Je suis très heureux que Samir soit venu ici. Je pense qu’il y a très peu de joueurs au monde avec la capacité de jouer comme il le fait. » Le hic, c’est que Nasri l’a montré avec trop d’irrégularité depuis le début de sa carrière professionnelle, débutée à l’OM il y a près de douze ans. Au moins autant que son caractère insaisissable, c’est ça qui lui a coûté un parcours plus linéaire, tant en club qu’en sélection, où la rupture semble consommée pour de bon avec l’équipe de France.

Guardiola l’avait écarté, avant de regretter

Celle avec Pep Guardiola paraissait l’être aussi avant même que leur collaboration n’ait commencé. A peine arrivée aux commandes de Manchester City, le technicien catalan avait écarté Nasri en raison de son surpoids à la reprise de l’entraînement. Sauf qu’au lieu de se morfondre, le Marseillais de naissance a mis les bouchées doubles pour retrouver une condition physique en adéquation avec les exigences du haut niveau. « C’est seulement depuis une ou deux semaines qu’il s’entraîne vraiment très bien (…) Je suis très impressionné par ses qualités », expliquait même Guardiola fin août. A tel point qu’il n’aurait pas été contre conserver au dernier moment Nasri, alors placé sur la liste des transferts. « C’est vrai que Pep Guardiola a dit à Nasri qu’il pouvait rester s’il le voulait, mais qu’il n’y aurait aucune garantie qu’il jouerait tous les matchs, a confirmé Guillem Balague, biographe de l’ex-coach du FC Barcelone et du Bayern Munich (…) Nasri s’est mis en forme, et il est plus sec qu’il ne l’a jamais été depuis qu’il est arrivé à City. Il a envisagé de rester, mais il est à un moment de sa carrière où il avait besoin de renouer avec son amour pour le jeu. »

Genesio : « Il n’y aura pas de plan anti-Nasri »

Le principal intéressé ne disait pas autre chose lors de sa présentation au FC Séville : « Jusqu'au dernier moment, il a insisté pour que je reste, mais je savais que je devais partir pour retrouver mon meilleur niveau. » Avec Sampaoli, Nasri a retrouvé un disciple de Guardiola, dont il estimait coller à la philosophie en avril. Le numéro 10 andalou a été séduit par le discours de son nouveau mentor. « Il m'a dit qu'il comptait m'utiliser sur les côtés et en faux 9, en fonction de l'adversaire. » Pour l’instant, il est utilisé exclusivement comme ailier gauche, dans une position où il pourrait faire mal à un OL orphelin de Rafael sur le côté droit de sa défense. Surtout que les Lyonnais n’avaient pas besoin de ça pour se méfier. « C’est un international, il a énormément de sélections derrière lui, il a joué dans de très grands clubs, a souligné le capitaine Maxime Gonalons. Il a beaucoup d’expérience et de qualités, il peut faire la différence à tout moment. » « Il n’y aura pas de plan anti-Nasri, a tempéré Bruno Genesio. A nous de régler collectivement les différents problèmes posés par cette équipe, il n’y a pas que lui dans le secteur offensif. » Mais s’il est bien le guide, il faudra lui prêter une attention particulière.
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