C.Onesta : " On n'a pas peur de l'Espagne "

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C.Onesta : " On n'a pas peur de l'Espagne "
C.Onesta : " On n'a pas peur de l'Espagne "
Claude Onesta est très vigilant avant d'aborder la demi-finale du Championnat du monde vendredi (19h) contre l'Espagne. Mais le sélectionneur des Bleus a confiance avant d'aborder ce grand rendez-vous.

Claude Onesta, quel est votre sentiment avant votre demi-finale contre l'Espagne ?
Quand on voit tous ceux qui sont déjà tombés, on se dit qu'il y a déjà un petit plaisir à être encore vivant, et plutôt en bonne santé. Et le fait de jouer l'Espagne, c'est quand même l'annonce d'un bon moment. Ce sont ces bons moments qui sont rares donc, à chaque fois, on espère en revivre d'autres. Je suis content de jouer l'Espagne plutôt qu'un match de classement dans une salle vide.

Cette demi-finale sera un match entre deux grosses défenses ?
Deux grosses défenses entre autres. Mais ce ne sont pas que des défenses, il faut aussi marquer des buts dans ce sport (rires). Cela va être un bras de fer, très costaud physiquement. Il va falloir être fort dans les têtes aussi pour ne pas douter dans les moments de faiblesse. Et puis un peu de chance.

« Nous, on a les moyens de nos espérances »

Ressentez-vous l'envie de la part de vos joueurs pour aller chercher un cinquième titre mondial ?
L'envie est toujours là. Ce n'est pas une envie innocente, c'est une envie construite par l'expérience cumulée, par le travail réalisé. Je crois qu'il y a des équipes qui, parfois, espèrent sans en avoir véritablement les moyens. Nous, on a les moyens de nos espérances. Maintenant, je suis aussi très lucide sur le potentiel de l'Espagne, et je le dis vraiment parce que je le pense, c'est une équipe qui est à notre niveau avec des joueurs aussi confirmés que les nôtres. Donc je ne vois pas pourquoi on ne serait pas serein à l'approche d'un match comme celui-là.

Mais vous n'avez pas peur pour autant ?
La peur, c'est quelque chose qui paralyse. Je pense qu'il y a de l'inquiétude liée à la valeur de l'adversaire. La force du sportif de haut niveau, c'est de naviguer entre ce qui serait une sérénité béate, rarement propice à la performance, et ce qui peut être la peur, elle-même qui paralyse et qui n'est pas propice à la performance. L'inquiétude doit mobiliser, créer la solidarité et la cohésion, pour nous obliger à aller chercher le meilleur de nous même pour nous en sortir. Mais on n'a pas peur.

Est-ce que vous comptez sur la chance pour atteindre la finale ?
On ne peut pas compter sur la chance. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut convoquer. On ne peut agir que sur ce qui est rationnel et ce que l'on peut maîtriser. La chance on l'espère, si on doit en avoir, qu'elle nous sourit. Mais on ne peut pas compter sur elle. On va essayer de faire en sorte de ne pas avoir besoin d'elle. Si elle peut nous aider à un moment ou à un autre on la laissera venir.

Propos recueillis par Maël Seror au Qatar

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