C.Ollivon : " Ne pas brûler les étapes "

le
0
C.Ollivon : " Ne pas brûler les étapes "
C.Ollivon : " Ne pas brûler les étapes "
Appelé à seulement 21 ans pour partir en stage avec l'équipe de France, et préparer la tournée de novembre face aux Fidji, l'Australie et l'Argentine, Charles Ollivon (Bayonne) est revenu sur ses premiers moments en bleu. Une expérience que le Basque de naissance pensait encore inaccessible il y a quelque mois de cela.

Charles Ollivon, vous découvrez ce dimanche vos nouveaux coéquipiers en équipe de France. Quelles sont vos premières sensations ?
C'est sûr que là, on y est vraiment. Voir tous ces grands joueurs à mes côtés pour ce stage est un peu intimidant. Disons que ce n'est pas commun pour moi. Mais cela donne aussi très envie d'apprendre à leurs côtés et faire ce stage à fond. Et puis je suis bien décidé à tout donner pour au moins avoir une sélection au cours de la tournée.

Il va toutefois falloir dépasser cette timidité pour donner le meilleur de vous-même...
Bien sûr. C'est juste l'arrivée en bleu qui est un peu spéciale. Quand on sera à Marcoussis pour les entraînements, il n'y aura aucun problème.

« Avec de la confiance, un jeune peut parfaitement s'acclimater »

Quel regard portez-vous sur cette période particulièrement heureuse que vous êtes en train de connaître ?
Je viens d'avoir 21 ans et en début de saison je n'aurais jamais pensé en être là aujourd'hui. Tout va décidément très vite. Ce n'est pas forcément un problème non plus. Sur le plan international, on voit qu'Owen Farrell a été lancé très tôt dans le grand bain avec l'Angleterre et c'est aujourd'hui un des tous meilleurs ouvreurs au monde. Avec de la confiance, un jeune peut parfaitement s'acclimater à une sélection nationale. Toujours garder un seul objectif en tête aide beaucoup dans ce genre de situation. Quand la liste des appelés pour la préparation de fin septembre a été donnée la semaine dernière, je suis resté concentré sur le match contre Toulouse avec Bayonne. Maintenant je pense avant tout au stage pour bien le préparer et ne pas brûler les étapes.

Votre parcours est également atypique, dans la mesure où la fédération ne vous avait jamais retenu par le passé. Est-ce une sorte de revanche pour vous d'être aujourd'hui en bleu ?
Non, ce n'est pas une revanche. Certes, je n'ai jamais été pris dans aucune des sélections plus jeune, mais c'était plus le choix des entraîneurs des catégories inférieures. J'ai continué à travailler en club avec l'Aviron Bayonnais. Mon chemin s'est poursuivi sans que je ne me pose trop de question et me voila désormais ici.

« Les Basques facilitent mon intégration »

De quel joueur vous sentez-vous le plus proche avec le XV de France ? Yohann Huget, déjà côtoyé en club peut-être ?
En tout, j'ai dû faire seulement trois ou quatre entraînements avec lui à Bayonne, avant qu'il ne signe à Toulouse. A l'époque je ne faisais pas encore partie du groupe professionnel, donc je ne le connais pas tellement plus que les autres. Mais je ne m'inquiète pas pour cela, les choses se feront naturellement avec mes coéquipiers.

Espérez-vous vous placer dans la lignée des grands joueurs basques qui ont marqué l'histoire de cette équipe de France ?
C'est vrai que je suis Basque. On m'a souvent posé des questions en rapport à Imanol Harinordoquy qui partage les mêmes origines. Mais je ne me suis jamais identifié à personne. Je fais mon travail aux entraînements, en match, sans me poser ce genre de questions. C'est mieux ainsi. Maintenant le fait d'avoir au sein du staff des personnes comme Patrice Lagisquet ou Serge Blanco, qui connaissent bien le Pays Basque pour y avoir joué ou entraîné m'aide beaucoup. On a pu discuter ensemble. Le fait qu'ils soient de chez moi m'a mis de suite à l'aise. Ils connaissent les mêmes choses que moi. C'est difficile à expliquer mais les choses se font naturellement dans ce cas de figure et c'est plus simple pour le joueur et son intégration dans l'équipe.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant