C'était quoi ce bordel avant Séville-Lyon ?

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C'était quoi ce bordel avant Séville-Lyon ?
C'était quoi ce bordel avant Séville-Lyon ?

À l'occasion de la deuxième journée de Ligue des Champions, l'OL se déplaçait à Séville. Problème : des incidents ont eu lieu avant la partie, et personne n'est capable d'expliquer la violence des policiers locaux envers les supporters visiteurs. Mais que s'est-il passé, au juste ?

Il est environ 19h15 quand la police espagnole débarque. Les 300 supporters lyonnais venus encourager leur équipe dans le cadre de la deuxième journée de Ligue des Champions sont dispersés dans le centre-ville. Sûrement un peu, voire beaucoup, bourrés pour une grande partie d'eux, ils enquillent pinte sur pinte en attendant l'heure fatidique pour se présenter au Stade Ramón Sánchez Pizjuán. Malheureusement, tout ne va pas rouler comme prévu entre la case bar du centre et celle du stade. Est-ce qu'une petite insulte fuse ? Est-ce qu'un minuscule doigt est brandi ? Est-ce que certains ont l'alcool mauvais ? Peut-être, peut-être pas. Toujours est-il que les forces de l'ordre s'excitent rapidement et activent la souplesse de leur poignet pour faire goûter la solidité de leurs matraques à ceux qui ont le malheur de se trouver à proximité.

La police espagnole a lourdement chargé les supporters lyonnais présents à Séville suite à certains incidents. pic.twitter.com/RZav0Kgpz0

— Inside Gones (@InsideGones) 27 septembre 2016
Thierry Boirivent, vice-président de l'Amicale des Rouge et Bleu (groupe de supporters de l'Olympique Lyonnais) était de la partie. Et comme tous les autres, il ne pige pas ce comportement. "Moi, je me déplace depuis une vingtaine d'années pour suivre l'OL. Et c'est la première fois que je vois quelque chose d'aussi violent lors d'un match de foot. Franchement, je ne comprends pas ces réactions, je suis incapable d'en donner la cause. Dans le centre-ville, il n'y avait aucun problème. Parfois, des fans font les cons, détériorent des choses et tu te dis qu'ils ont un peu cherché la merde. Là, aucune terrasse de bars abimée, aucune dégradation… Rien à signaler, quoi."

Surtout que les coups de crosse ne vont pas s'arrêter là. Après avoir joué les dictateurs dans le centre, la Guardia Civil amène les supporters en rang jusqu'au stade, vers 20 heures. Et se remet à cogner, une fois arrivée à l'entrée de l'enceinte. Thierry, qui est alors déjà dans les tribunes, voit tout : " Là, il y a une montée de violence inexplicable. Ils sont…





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