C'était le Paris des grisettes et du Boulevard du crime 

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Aujourd'hui s'ouvre au Musée Carnavalet une exposition passionnante sur la vie du peuple de la capitale au XIXe siècle.


Paris, il y a deux siècles, était populaire : entre les deux tiers et les trois quarts de la population formaient ce que le Musée Carnavalet appelle, dans une exposition savante mais vivante, le peuple de Paris. Maçons, nourrices, lingères, serruriers, tabletiers, vitriers ou chiffonniers d'ici ou d'ailleurs formèrent un groupe à la fois divers et semblable. Le musée de Paris se penche sur leur vie quotidienne et la manière dont ils souffrirent ou, au contraire, bénéficièrent des grandes transformations du siècle.

«Au XIXe siècle, la capitale est en pleine mutation, raconte Miriam Simon, conservatrice en chef au ­Musée Carnavalet, la démographie explose, on refait Paris, et la révolution industrielle transforme les petits métiers. » Avec cette toile de fond, les petites gens vivent, se déplacent, travaillent et s'amusent. Ils font parfois peur, fascinent les caricaturistes-dessinateurs comme Honoré Daumier ou les écrivains comme Émile Zola.

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