C'était la Juve à moustache

le
0
C'était la Juve à moustache
C'était la Juve à moustache

Un an avant l'arrivée de Conte, la saison 2010-11 fut la première du renouveau de la Juventus. Agnelli et Marotta en haut de l'organigramme et Gigi Delneri sur le banc. Partie avec plein d'ambitions, cette Vieille Dame se croûte maladroitement. Pour mieux se relever.

Ces dernières années, nombreux sont les entraîneurs italiens à avoir élevé la voix contre les dégâts collatéraux du "Guardiolisme". Ferrara à la Juventus, Inzaghi au Milan, Stramaccioni à l'Inter. Des jeunes techniciens inexpérimentés et projetés dans un grand club pour se viander. L'opposé d'un Sarri parti des bas-fonds pour arriver sur le banc du Napoli après deux décennies dans les divisions inférieures. Entraîneur du terroir, Gigi Delneri a été épargné par cette mode et a même eu trois occasions dans des top clubs. À Porto, il était le successeur de Mourinho et a sauté avant même le premier match officiel. Dans la foulée, il dirige la Roma pendant huit mois sans laisser de traces notables. Après un retour en province (Palerme, Chievo, Atalanta et Sampdoria), il obtient une troisième opportunité à la Juve. Pour un nouvel échec.

Deuxième en décembre


C'est bien souvent de façon erronée que l'on associe la renaissance de la Juventus au retour d'un Agnelli à la présidence. Andrea, le dernier rejeton de la famille "FIAT", reprend les choses en main au printemps 2010. La Juve vient de finir à une triste 7e place, et pour y remédier, le néo-président fait appel aux artifices de la grande saison de la Sampdoria, 4e et qualifiée pour les préliminaires de la Ligue des champions. Débarquent ainsi à Turin les dirigeants Marotta et Paratici et le coach Delneri. Logiquement, le mercato est effectué en fonction de l'incontournable 4-4-2 du coach à moustache : Krasić, Martinez, Pepe sur les ailes, auxquels il faut ajouter Bonucci, Quagliarella, Motta, Aquilani, Traoré et Storari.

Bref, un bon billet de 75 millions d'euros, clauses de rachat comprises. De quoi viser le haut du classement. "En automne, nous avions battu le Milan à San Siro qui gagne ensuite le Scudetto, et mi-décembre, nous étions seconds", s'est remémoré l'actuel entraîneur du Hellas dans une récente interview à la Gazzetta dello Sport. Effectivement, après 16 journées, la Juve figure à six longueurs des Rossoneri en compagnie de la Lazio et du Napoli. Partie avec un duo Amauri-Del Piero titulaire devant, le passage en 4-3-3 se révèle efficace, bien aidé par un Quagliarella on fire avec 9 buts en 17 matchs. Tous les espoirs sont permis.

[A…





Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant