C'était l'Atlético avant Diego Simeone .

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C'était l'Atlético avant Diego Simeone .
C'était l'Atlético avant Diego Simeone .

Depuis que Diego Simeone a enfilé cet ensemble noir d'entraîneur de l'Atlético, la négativité de la charge émotionnelle subie durant des années d'errements derrière les deux grands d'Espagne a disparu. El Cholo a tout simplement remporté tous les titres imaginables, ou presque : Liga, Coupe du Roi, Supercoupe d'Espagne, Ligue Europa, Supercoupe d'Europe, finaliste de Ligue des champions. Avant un possible trophée d'entraîneur de l'année 2014, il est temps de se rendre compte du chemin parcouru par l'Argentin. En décembre 2011, cette négativité atteignait des sommets. Retour sur ce qu'était l'Atlético avant D.S.

L'été 2011 est une épreuve pour l'Atlético Madrid. Sur les chaudes plages d'Espagne, peuplées de maillots du Real et du Barça, ces vulgaires machines à gagner, le Colchonero subit adieux certains et arrivées sans garanties. C'est le départ de la colonne vertébrale du champion d'Europe 2010 : l'entraîneur Quique Sánchez Flores, d'abord, et puis les stars. D'une part, Sergio Agüero et David de Gea s'envolent pour Manchester contre près de 70 millions d'euros. D'autre part, Diego Forlán est invité par l'Inter pour une dernière aventure au haut niveau, tandis que Tomas Ujfalusi part jouer les guerriers byzantins pour Galatasaray. Après tout, cette équipe n'est qu'un septième de Liga. En clair, les plages bétonnées parlent dans un premier temps de redimensionnement. Évidemment, le " plus petit des plus grands " ne peut se permettre de gaspiller 30 millions d'euros sur un Fábio Coentrão, et n'a pas non plus de quoi accueillir Cesc Fàbregas et Alexis Sánchez.
Triste prologue contre Osasuna
Mais l'Atlético a des ressources. Comme si le Vicente-Calderón ne pouvait se nourrir que de héros, la direction colchonera trouve des arguments et apporte de l'enthousiasme. Certes, Falcao n'a pas encore détruit Chelsea. Diego est un revanchard. Adrián López n'est qu'un espoir à 8 buts dans un Deportivo relégable. Gabi est un surdoué de la maison qui revient bredouille de sa chasse à la gloire. Miranda et Courtois ne sont pas des références. Et Arda Turan n'est qu'un joueur youtubesque. Beaucoup de noms et d'envies, mais autant de doutes. Surtout, le choix du technicien Gregorio Manzano est discuté près du Manzanares. Si l'ex de Séville et Majorque, entre autres, n'avait pas réussi sa mission madrilène en 2003, pourquoi réussirait-il maintenant ? Après une première journée suspendue pour cause de grève, le premier match de la saison est lancé le 28 août 2011 : Atlético-Osasuna. Ce dimanche midi, plus de 48 000 Colchoneros se rendent au Vicente-Calderón malgré la crise, l'horaire destiné au marché asiatique et les adieux douloureux.

Sous les 30 degrés madrilènes, le peuple colchonero vit un match à l'image de sa triste histoire des années 1990 et 2000 : un jeu pauvre, de la malchance, une bonne dose de lose et ces foutus doutes existentiels. Alors que Thibaut Courtois sort déjà un match énorme, un problème typiquement colchonero surgit : que faire de l'ambitieux...




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