« C'est une belle histoire, non ? »

le , mis à jour à 06:06
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« C'est une belle histoire, non ? »
« C'est une belle histoire, non ? »

Ils s'appellent Pénélope Leprévost, Kevin Staut, Roger-Yves Bost et Philippe Rozier. Ils sont champions olympiques de saut d'obstacles par équipes et rapportent à la cavalerie française sa troisième médaille après l'or et l'argent récoltés la semaine dernière au concours complet.

 

Par le passé, la France a déjà remporté ce concours olympique. C'était en 1976 et le capitaine d'équipe d'alors s'appelait Marcel Rozier, le papa de Philippe ! Tous deux sont devenus hier les deuxièmes père et fils du sport français sacrés champions olympiques après Philippe Boisse (1980, 1984) et Erik Boisse (2004) en escrime.

 

Parvenez-vous à imaginer ce qui vous arrive ?

PHILIPPE ROZIER. Pas encore, c'est juste un truc de fou. Quand je suis arrivé à Rio, je n'étais que remplaçant. Théoriquement, je n'aurais pas dû aller sur la piste. Je m'étais fait une raison et j'étais déjà ravi d'être là. Mais le cheval de Simon Delestre s'est blessé et je suis entré dans le jeu.

 

Comment se sont déroulés les trois jours de compétition ?

Comme dans un rêve. Il n'y avait pas grand monde au départ pour penser que mon cheval, Rahotep de Toscane, serait à la hauteur. Mais moi, j'en étais persuadé. C'est juste un crack. Il a été phénoménal pendant tout le concours.

 

Comment avez-vous géré ce statut très particulier de remplaçant ?

J'étais préparé. C'est hélas la règle dans notre sport. J'ai une pensée pour Simon mais le malheur des uns fait, comme on dit, le bonheur des autres. Je savais que cette éventualité pouvait arriver.

 

En sautant, vous avez pensé à votre père ?

Bien entendu, comme très souvent. Il y a quarante ans pile, lui aussi est devenu champion olympique dans le même sport et par équipes. C'est un bel anniversaire. C'est une belle histoire, non ? Elle récompense la patience, le travail, la passion de toute une famille pour le cheval. Moi-même, j'étais déjà aux Jeux de ...

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