C'est quoi ces tacles assassins en Argentine ?

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C'est quoi ces tacles assassins en Argentine ?
C'est quoi ces tacles assassins en Argentine ?

On connaissait le petit pont, le dribble et autres prouesses techniques des gamins venus des potreros argentins. Désormais, dans le football local, il reste surtout les patadas, les attentats, dont le dernier en date, un immonde tacle par derrière lors d'un match amical, a fait le tour de la toile. Explications.

De quoi parle-t-on en Argentine depuis le week-end dernier ? De ce chef-d'œuvre, à montrer dans toutes les boucheries du pays - et elles ne manquent pas. Un charcutage aussi précis que violent. C'est l'été dans l'hémisphère sud, alors le centre du football argentin se déplace de Buenos Aires à Mar del Plata, station balnéaire de la côte Atlantique qui fait le plein au mois de janvier. Deux semaines, neuf matchs, dont un maximum de Clásicos. Histoire de rentabiliser la pré-saison. Samedi dernier, au stade José-Minella, Boca Juniors affronte donc le Racing de Diego Milito, dernier champion en date. Un premier match de préparation pour la bande du Basque Arruabarrena, à la quête d'un renouveau après des championnats peu glorieux, le départ des idoles (Bianchi et Riquelme) et des affronts à répétition face à l'ennemi millonario (défaite à la Bombonera en championnat et élimination en demi-finale de Sudamericana, notamment). Problème, la rencontre a duré à peine une demi-heure. En grosse difficulté derrière, Boca est déjà mené 2-1 quand ses joueurs sont devenus fous. La victime : Ricky Centurion, un ailier technique, un poil provocateur et souvent simulateur. À la 24e minute de jeu, Erbes se venge d'un petit pont avec un coup de coude dans la face. Rouge direct. Quatre minutes plus tard, c'est l'heure de l'attentat de Marin : un énorme tacle derrière le genou. Boca jouera une heure à 9, pour une défaite 4-1.

"On se bagarre, mais on ne joue plus"
Le lendemain, sur les réseaux sociaux, un peu d'humour : Yo Soy Centurion, Je suis centurion, apparaît un peu partout. Le bonhomme s'en est sorti avec un simple hématome. "Je l'ai senti arriver très fort, donc j'ai légèrement sauté avant l'impact, ce qui a allégé le choc. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas fait découper comme ça", sourit-il. Soulagement, et interrogation : comment deux professionnels, évoluant dans le club le plus populaire et médiatique du pays, peuvent-ils réagir comme des voyous à un petit pont et quelques passements de jambe, tronquant complètement la préparation de leur équipe ? Une réponse : c'est ce qu'est devenu le foot argentin, dans lequel le tacle...



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