«C'est dangereux tout ça, on est fatigué»

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A Abidjan, les partisans d'Alassane Ouattara ne désarment pas et dénoncent inlassablement les fraudes au scrutin présidentiel.

«C'est mauvais, c'est très mauvais tout ça.» Une poignée de mots jetés, puis Astou quitte vite le marché pour s'en retourner dans «sa concession». Comme tous les habitants de Treichville, cette commune d'Abidjan largement acquise à Alassane Ouattara, Astou a peur. «C'est dangereux, les corps habillés (les forces de l'ordre) tirent. Nous on veut Alassane. Il faut que Gbagbo quitte vite pour qu'on vive. On est fatigué.» Cette phrase revient comme une antienne dans les bouches d'Ivoiriens ruinés par dix ans de crise politique et que les derniers jours ont placés au bord du gouffre.

Dans les maisons mal rafistolées avec de la tôle de ce quartier autrefois pimpant, les repas sont en ce moment rares. «C'est le couvre-feu. On ne peut pas travailler car tout est fermé alors on n'a pas d'argent pour acheter ce qu'il faut», se plaint Sally Diakité, une petite vendeuse. Installée au coin d'une rue, elle tente de placer des noix de cola à de rares passants aussi désargenté

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