« C'est bon, ça ne peut pas être du beaujolais ! »

le , mis à jour à 08:03
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« C'est bon, ça ne peut pas être du beaujolais ! »
« C'est bon, ça ne peut pas être du beaujolais ! »

Depuis hier, et jusqu'à la fin du week-end, Fabien et Claire reçoivent leurs clients, mais aussi les curieux au domaine Chasselay, propriété familiale depuis près de six siècles au cœur du Beaujolais des pierres dorées. Quatre jours de portes ouvertes au cours desquelles 1 500 visiteurs sont attendus pour des dégustations de l'édition 2016 du beaujolais nouveau ainsi que de crus plus prestigieux, morgons, fleuries, chénas et côte-de-brouilly, produits par la famille Chasselay.

 

Depuis qu'ils ont repris le domaine de leurs parents en 2008, Fabien et Claire ont poursuivi la conversion en bio de leur vignoble, et soignent l'identité de leur terroir. « La qualité est notre maître mot, résume Fabien, sans cela, on ne peut pas avancer. » Une exigence qui ne l'empêche pas de produire du beaujolais nouveau, comme 2 000 viticulteurs du vignoble, sans que cela nuise à l'image de son domaine.

 

La qualité plutôt que la quantité

 

Ses clients se régalent de cette édition manifestement plus fine et légère que l'opulente production de l'automne dernier. « Le beaujolais nouveau est peut-être le plus difficile à produire, mais c'est le plus passionnant », s'enthousiasme Fabien.

 

A 32 et 34 ans, Fabien et Claire Chasseray incarnent la nouvelle génération de viticulteurs du Beaujolais qui jouent délibérément la carte de la qualité plutôt que celle de la quantité. « Aujourd'hui, on reconnaît enfin ce vin à sa juste valeur », estime le jeune viticulteur, qui commercialise sa production auprès des restaurateurs, cavistes et consommateurs français, mais aussi américains, canadiens, japonais, anglais, danois, suédois, hollandais... « On manque de vin, confie-t-il, nos 100 000 bouteilles ne suffisent pas. »

 

Pour le délégué général de l'interprofession, Jean Bourgeade, après des années d'efforts, cette stratégie de montée en gamme porte enfin ses fruits. « Pendant trente ans, entre les années ...

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  • frk987 il y a 8 mois

    Le bon Beaujolais s'est terminé au tout début des années 70 avant que ça ne devienne une foire internationale, heureusement que le Japon absorbe la production, sinon ce serait invendable en France compte tenu de sa qualité inférieure à une bouteille plastique de divers mélanges de vins de la CEE.