«C'est à la société civile de renverser Assad»

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INTERVIEW - Opposant syrien historique, Michel Kilo, appelle les «comités de base» à prendre le pouvoir et se méfie des soldats déserteurs.

LE FIGARO - L'opposition syrienne paraît divisée. Comment y remédier?

MICHEL KILO - Il y a le mouvement populaire, qui est proche des intellectuels, et l'opposition des partis organisés, comme le Conseil national syrien à l'extérieur ou le Comité national de coordination (CNC) à l'intérieur. Mais ces formations ont toujours été en retard sur le mouvement historique du peuple.

Que pensez-vous de l'annonce de la création d'un Conseil militaire, dirigé par le général déserteur Moustapha al-Cheikh?

Avec quelques milliers de soldats, qui ne constituent pas une armée, il veut s'attaquer à une armée de 400.000 soldats! Il va plonger le pays dans un chaos sans fin. C'est de la folie. Protéger les civils, d'accord. Mais on ne peut pas créer l'illusion d'une guerre contre le régime. Et puis nous ne voulons pas, après la victoire, être à nouveau gouvernés par des militaires. Les militaires doivent obéir aux politiques.

Alors, quelle est la solution?

On ne peut pas

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